Une caution de sécurité: l'idée de Jean Studer fait réagir

Neuchâtel Xamax qui gagne par forfait parce que son adversaire refuse de payer une caution de sécurité: le scénario n’est pas à exclure.
 
Le chef de la sécurité du canton de Neuchâtel, Jean Studer, a annoncé mercredi devant le Grand Conseil neuchâtelois que l’étude d’un projet de loi cantonale anti-hooliganisme allait démarrer. Il s’agit de faire payer une caution aux clubs visiteurs en début de saison, de l’argent qui serait dépensé en cas de débordements de leurs supporters.
 
 
Faisable, mais contestable
 
C’est faisable, selon Alexandra Veuthey, collaboratrice scientifique au Centre international d’études du sport (CIES), mais discutable sur le plan juridique: est-il raisonnable, ou proportionnel, de viser tous les clubs? Et s’il faut demander une caution à certains d’entre eux, sur quels critères, s’interroge l’avocate spécialisée.
 
Alexandra Veuthey aime encore moins l’idée d'une procédure de flagrant délit, qui autoriserait le jugement immédiat d’un fauteur de trouble: celle-ci poserait des problèmes par rapport à l'ordre public suisse. Mais la situation actuelle est déjà problématique pour Alexandra Veuthey, puisque le règlement neuchâtelois d’application du concordat intercantonal en matière de lutte contre le hooliganisme est selon elle contraire à la jurisprudence du Tribunal fédéral, qui stipule que le justiciable a le droit d’avoir recours à une autorité judiciaire en première instance.
 
Dans le canton de Neuchâtel, une personne qui se trouve en garde-à-vue a d’abord l’obligation de s’adresser au Département de la justice, de la sécurité et des finances.
 
La Swiss Football League rejette également les idées de Jean Studer et en appelle au dialogue. /vco
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