Braqueurs du fourgon devant la Cour d'assises

Les auteurs présumés de l’attaque du fourgon de La Vue-de-Alpes devant la Cour d’assises de Neuchâtel.
Trois des quatre prévenus ont comparu jeudi matin en audience préliminaire. Ils nient la quasi-totalité des faits qui leur sont reprochés, soit l’attaque d’un fourgon sur l’ancienne route de la Vue-de-Alpes, le 17 août 2006. Trois d’entre eux sont prévenus de brigandage aggravé et d’actes préparatoires de brigandage. Le dernier, qui n’a pas assisté à l’audience, est uniquement prévenu du deuxième chef d’accusation.
 
 
Un butin de 6,5 millions
 
En détention depuis le début de l’année passée, les trois prévenus sont arrivés menottés devant la Cour. La justice leur reproche, essentiellement, d’avoir mis sur pied l’attaque du fourgon et d’avoir dérobé la marchandise Patek qui se trouvait à l’intérieur pour une valeur de plus de 6 millions et demi de francs.

L’un des auteurs présumés travaillait pour le compte de la compagnie chargée de transporter la marchandise de Genève vers l’Arc jurassien. Il conduisait le fourgon au moment des faits.

Avec trois autres personnes, dont deux comparaissaient également ce jeudi, il aurait préparé l’attaque depuis la France. Le quatrième larron n’a pas été arrêté. Les prévenus se sont rendus à La Vue-des-Alpes avant le braquage, afin de repérer les lieux.
 
 
Ambiance de far-west
 
Selon l’ordonnance de renvoi, le jour J, digne d’une attaque de diligence, les prévenus ont placé sur la route un dispositif pour crever les pneus de la camionnette. Le fourgon est sorti de la route. Deux hommes ont surgi d’une voiture, ils ont ligoté et cagoulé les deux agents de sécurité. Ils se sont emparés de la marchandise avant de s’enfuir.

L’agent de sécurité prévenu de brigandage admet avoir été sur les lieux, mais nie son implication dans le vol. Les deux autres accusés nient tout ou la plus grande partie des faits qui leur sont reprochés.

Les quatre prévenus doivent aussi répondre d’une tentative de brigandage qui était prévue le 12 février 2008. Un brigandage avorté, selon l’ordonnance de renvoi, par l’arrestation des prévenus.
 
 
Une affaire touffue
 
Le dossier est immense: il comporte plus de 4'500 pièces. L'instruction a duré près de 18 mois. La Cour devra notamment statuer sur le chef d’accusation de tentative de brigandage, qu'il n’est pas toujours facile de déceler. Où commence la tentative et, à partir de quand peut-on dire avec fermeté, que les auteurs allaient vraiment passer à l'acte?
Voilà les questions sur lesquelles la justice va devoir trancher. 

L’audience de jugement est prévue les 9, 10 et 11 juin. /sm

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