Un plan pour doper l'apprentissage

Créer 400 places d’apprentissage supplémentaires dans le canton de Neuchâtel: c’est l’objectif d’un plan d’actions destiné à promouvoir la formation duale.
 
 
L'Etat et l'économie main dans la main
 
Les milieux économiques et le Département de l’éducation, de la culture et des sports s’unissent pour combler durant les huit prochaines années une partie du retard que Neuchâtel a accumulé sur les autres cantons suisses. Le coût de formation d’un apprenti est 43% plus élevé dans le canton de Neuchâtel qu’ailleurs (18'000 francs par année contre 12'800 francs en moyenne suisse).
 
L’économie et l’Etat formulent principalement deux constats: trop de formations sont dispensées en école à plein temps; trop nombreux sont ceux qui entament une formation dite supérieure avant de bifurquer en apprentissage.
 
 
Combler un fossé
 
Plusieurs mesures ou réformes sont envisagées pour atténuer le fossé - parfois le mépris, a dit le directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie Pierre Hiltpold - qui sépare les milieux économiques des parents et professeurs: valorisation de la filière scolaire préprofessionnelle, neuvième année scolaire davantage orientée vers la pratique, aménagement des horaires des apprentis, accessibilité accrue des entreprises en matière de transport, etc.
 
Tous les partenaires seront consultés d’ici le 25 juin à propos de ce plan d’actions.
 
De son côté, le Conseil d'Etat imposera dès 2011 à tous les départements et institutions subventionnées un quota d'apprentis minimal de 4% du personnel (1,8% actuellement) et généralisera en 8e année et dès la prochaine rentrée scolaire les cours d'éducation au choix professionnel.
 
 
L'exemple gagnant du CPMB
 
Aujourd’hui, 17% des entreprises neuchâteloises mettent chaque année un peu plus de 1'000 places d’apprentissage à disposition. L’horlogerie et les professions techniques possèdent le plus grand potentiel en la matière. Et le président de l'Union neuchâteloise des arts et métiers Jean-Claude Baudoin d'évoquer les "carrières époustouflantes" qui naissent parfois de la filière scolaire préprofessionnelle. "Les jeunes qui sortent du CPMB ne vont pas au chômage", a-t-il encore lancé. /vco
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