Votations: les premières réactions

Si le Conseil d'Etat sort vainqueur des votations de ce week-end, référendaires et initiants ont de quoi être déçus du verdict des urnes. Voici leurs réactions.   
 
Laurent Debrot, député Vert au Grand Conseil, parle au nom des référendaires de la révision de la loi sur la fiscalité des entreprises:
 
C’est un bel échec, je le reconnais volontiers, même si proportionnellement, davantage de citoyens ont refusé la loi que de députés. L’espèce d'amalgame créé autour des trois thèmes (crèches, fiscalité des personnes morales et physiques) a contribué à ce résultat. Des choses fausses ont été relayées, entre autres que c’était la fin des exonérations fiscales, ce que la loi ne dit pas du tout. J’attends avec impatience le rapport du Conseil d’Etat en 2013 sur l’application de cette loi. Le canton a tout à perdre de cette réforme, non seulement des ressources fiscales mais, plus grave, il participe à la concurrence fiscale entre cantons. Si le Conseil d’Etat a retrouvé de la crédibilité, elle se base sur une mise en scène de l’actualité que je conteste, c’est un retour en grâce très fragile car les événements des prochaines années vont probablement leur donner tort.  
 
Benoît Couchepin, qui a porté l’initiative populaire sur les structures d’accueil, est amer:
 
Une année de combat qui se termine comme ça, c’est vrai que c’est difficile. Seuls face à l’Etat, manifestement nous n’avons pas fait le poids. Il s’agira de suivre les événements et de continuer à se battre pour les familles. Je pense que les termes contenus dans la loi empêcheront de doubler les places d’ici trois ans. Et même si on y arrive, ce sera en 2014, pour un résultat à peu près similaire à celui que la loi actuelle contraignait le Conseil d’Etat à réaliser pour 2006. Je terminerai par une boutade: le Conseil d’Etat a maintenant une légitimité aux yeux des gens qui sont allés voter.  
 
L’UDC était le seul parti à refuser les deux textes qui concernaient les crèches. Mais le parti est heureux du virage pris en matière fiscale par le canton. La réaction de Raymond Clottu, vice-président de l’UDC neuchâteloise:
 
Cette réforme était nécessaire pour ce canton. Elle aura des effets positifs sur l’ensemble de l’économie et sur les citoyens. C'est une dynamique dont Neuchâtel a fort besoin. Concernant les crèches, l’état des finances de l'Etat va rendre l’application de la loi difficile, nous aurions préféré une structure allégée. On va trop loin en voulant mettre des gens avec des formations académiques pour s’occuper de petits enfants. Le Conseil d’Etat aurait tort de se vanter d’une large victoire. L’UDC neuchâteloise n’a pas changé d’avis à son sujet, regardez le taux de participation… /vco
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