Des portes se ferment pour les chômeurs en fin de droit

Dès le 1er avril, les mesures d’intégration professionnelle pour chômeurs en fin de droit ne seront plus reconnues. La nouvelle loi sur l’assurance-chômage ne considère pas comme un travail les stages et emplois proposés par les pouvoirs publics.
 
Un chômeur en fin de droit qui travaille 12 mois dans un programme de réinsertion ne pourra donc plus rouvrir un nouveau dossier à l’assurance-chômage, comme c’est le cas aujourd’hui.
 

Ordonnance muette

Le Gouvernement neuchâtelois espérait que l’ordonnance qui règle l’application de la loi sur l’assurance-chômage donnerait des précisions sur ce point. Mais l’ordonnance n’en dit pas un mot.
 
L’avenir des chômeurs en mesures d’intégration reste incertain, une partie d’entre eux pourraient se retrouver directement à l’aide sociale, ce qui engendrerait des coûts supplémentaires pour le Canton et les communes.
 

Clarifier la situation

Le Conseil d’Etat neuchâtelois a fait part de ses préoccupations au Service économique de la Confédération. Il espère recevoir des précisions avant l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance-chômage, le 1er avril.
 
Le Gouvernement aimerait surtout savoir ce qui est considéré comme mesure financée par les pouvoirs publics et ce qui ne l’est pas, vu que certains programmes sont élaborés, par exemple, avec des associations. Il demande aussi des mesures transitoires, pour savoir si un chômeur en fin de droit qui a commencé un emploi avant l’entrée en vigueur de la loi verra son travail reconnu ou non. /mvr
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