L'Association RUN en danger!

L’Association du Réseau urbain neuchâtelois se trouve dans une situation grave. La presse n’a d’ailleurs pas été conviée - c’est une première - à la dernière assemblée générale qui a réuni le canton et les communes.
 
La séance, qui s’est tenue le 17 mai, a semble-t-il été houleuse. Motif: l’Etat de Neuchâtel envisage depuis un moment de retirer son financement pour l’Association RUN et n’a toujours pas exprimé clairement sa position. Trop d’incertitudes, trop longtemps: les communes voient rouge.
 
 
Que s’est-il passé?
 
Selon nos informations, le conseiller d’Etat Claude Nicati, aurait annoncé la couleur: le nombre de partenaires est trop nombreux. Le canton cherche à retirer ses billes de l’Association RUN. Il ne veut plus d’une structure qu’il finance et dans laquelle il est en même temps partenaire. Et il ne voit pas l’utilité de soutenir l’association pour mettre le TransRUN sur les rails.
 
Ainsi donc, l’avenir de l’Association RUN est clairement compromis. Si l’Etat se retire financièrement, cela signifie que la Confédération lui emboîte automatiquement le pas et donc que le financement du RUN n’est plus assuré. Sur un budget d'un million et demi, cette décision représente un trou de près de 800’000 francs.
 
 
Conséquences
 
La structure risque de disparaître, et ses employés avec, à moins qu’elle ne trouve d’autres mandats pour survivre. Autre dégât collatéral: les prestations du RUN, notamment celles qui portent sur les fusions de communes, ne serait plus assurées.
 
Et qui dit RUN dit TransRUN. Ce moyen de transport est la colonne vertébrale du projet d’agglomération. Il risque de pâtir de la situation: on imagine difficilement la Confédération soutenir un projet dont la plateforme de discussion s’est effondrée.
 
 
Une seule solution
 
Selon plusieurs sources concordantes, une seule solution est esquissée pour le moment. Ce serait la fusion du RUN avec l’Association neuchâteloise des communes. Dans ce cas, l’Etat pourrait se retirer, mais il faudrait qu’il continue à financer l’association au moins jusqu’à la fin de la législature.
 
Reste que plusieurs communes sont très en colère. Ce sont des années de politique main dans la main qui pourraient s’effondrer comme un château de cartes. En attendant la position définitive du Conseil d’Etat, qui devrait se prononcer fin juin à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire, les partenaires concernés attendent, résignés.
 
 
Claude Nicati temporise
 
Le conseiller d’Etat Claude Nicati n’accepte pas cette analyse. Joint par téléphone, il laisse entendre qu’en effet il ne soutient pas l’Association RUN. Il y a actuellement trop de structures pour que l’on puisse s’y retrouver, argumente-t-il.
 
Mais il souligne que le TransRUn n’a pas de lien direct avec l’Association RUN. Et de conclure: Le TransRun n’est de loin pas menacé, la Confédération ne se focalisera pas sur la présence ou non de cette association. La politique d’agglomération n’est pas remise en question. /abo

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