Coupable de viol

Le Tribunal correctionnel de Môtiers reconnaît coupable de viol, entre autres chefs d’accusation, un homme de 20 ans. Les faits remontent au mois de mars. Le jeune homme, alcoolisé, s’est rendu au domicile d’une mère de famille âgée de 22 ans et l’a ensuite violée.
 
Le Tribunal le condamne à 30 mois de prison dont 15 avec sursis pendant 3 ans. L’accusé devra en outre suivre un traitement pour soigner son addiction à l’alcool, et s’acquitter de tous les frais liés au dossier.
 
 
Versions diamétralement opposées
 
Selon la victime, l’accusé est venu chez elle pour s’excuser de gestes déplacés qu’il avait eu à son encontre quelques semaines plus tôt. Raison pour laquelle elle l’a laissé entrer. Lorsqu’il s’est jeté sur elle, elle l’a repoussé et lui a clairement signifié qu’elle ne voulait pas de rapports sexuels avec lui.
 
Après avoir été violée, cette jeune mère de famille a passé le reste de la nuit enfermée dans la chambre de son fils de 3 ans, et n’a alerté personne, par peur et par honte. Le matin, elle s’est livrée à des tâches ménagères tandis que son agresseur dormait toujours dans sa chambre à coucher. Elle a actualisé son statut Facebook, ce qui a surpris la Cour. Elle est ensuite allée réveiller le prévenu et l’a prié de partir.
 
Le jeune homme conteste cette version de faits. Selon lui, un rendez-vous pour faire l’amour avait été pris via internet. La jeune femme avait déclaré aimer les jeux un peu violents lors de rapports. Elle n’a pas manifesté clairement d’opposition.
 
Après leurs relations sexuelles, ivre, l’accusé s’est endormi sur le lit de la victime (où il dit que rien ne s’est passé). Le matin, il a joué un moment avec l’enfant de la victime puis est parti.
 
 
Des comportements sans explications
 
Pour la Cour, plusieurs questions subsistent: pourquoi la victime a-t-elle passé la nuit sans appeler au secours? Pourquoi a-t-elle laissé entrer son bourreau, sachant qu’il l’avait déjà touchée? Et pourquoi, après avoir été violée, s’est-elle livrée à des tâches ménagères et a-t-elle mis sur Facebook qu’elle était morte de rire?
 
Et le jeune homme? Si un rendez-vous était pris avec la victime, pourquoi est-il arrivé sans préservatifs? Et pourquoi l’a-t-il rappelée quelques jours plus tard pour s’excuser?
 
Sans avoir de réponses plausibles, la Cour privilégie la version de la mère de famille. Car pour le juge, quand on dit non, c’est non. Et dans le cas qui a occupé le Tribunal, la victime a clairement exprimé son refus, que ça ait été pris pour un jeu, ou non. Sans parler du fait que d'autres femmes ont été tripotées auparavant. 
 
 
Mais ce n’est pas tout…
 
D’autres chefs d’accusations s’ajoutent au dossier, notamment une grave infraction à la Loi sur la circulation routière. En juin dernier, ivre à nouveau, l’accusé a volé un véhicule de chantier alors qu’il n’avait pas de permis de conduire. Il s’est engagé sur l’autoroute puis a abandonné la voiture en panne dans les tunnels sous Neuchâtel. /abo
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