L’APNRD explique sa vision du parc

Les responsables du Parc naturel régional du Doubs ont convié les médias mardi matin pour leur exposer leurs vues sur la nouvelle orientation du projet, mais aussi pour s’expliquer sur les polémiques qui ont agité l’association ces derniers mois.  
 
Fédérer tous les partenaires
 
Le projet a été réaménagé pour être plus compatible avec les aspirations de la population. Les orientations initiales ont été gardées, assurent les responsables, mais elles ont été complétées et entourées.
Pour convaincre les communes encore récalcitrantes, il faut des initiatives concrètes et originales et arrêter de remplir des classeurs avec une étiquette «Doubs» à l’arrière, a expliqué le président de l’Association Jean-Pierre Beuret. Les responsables veulent aussi changer l’image du parc qui a trop souvent été considéré comme un gendarme du territoire
 
Des projets concrets
 
Le parc naturel régional du Doubs est un espace de vie a expliqué Jean-Pierre Beuret. Pour qu’il puisse continuer à se développer, il faut donc miser sur ce qui fait la force de la région. Les responsables ont retenu trois éléments forts et distinctifs de la région: la race chevaline du Franches-Montagnes, l’activité horlogère, et le caractère transfrontalier.
C’est autour de ces thèmes que l’APNRD veut travailler. Selon l’association, la faune et la flore doivent êtes protégées, mais elles ne font pas la spécificité du projet.
Pour se projeter à l’horizon 2020, les responsables imaginent différents centres d’interprétation, autour du cheval, du temps, de l’eau et des énergies renouvelables. L’idée est d’avoir un parc disposant de sites d’information et de valorisation des activités et des produits du terroir. 
 
Le Jura comme leader du projet
 
Avec cette nouvelle réorientation, le Canton du Jura est appelé à prendre plus de responsabilités dans le dossier. Le centre administratif est rapatrié de la Chaux-de-fonds à Saignelégier. Le Jura a aussi été choisi comme référent pour les contacts avec l’Association et la Confédération. Selon les responsables, il est logique que cette place revienne au Jura, puisque c’est le canton dont le plus de communes sont concernées par le parc. 
 
Réagir aux polémiques
 
Jean-Pierre Beuret a tenu à rappeler sa légitimité et celle des autres responsables du parc qui ont été élus par l’assemblée. De même que la légitimé des nouvelles orientations voulues et avalisées par l’association.
Il rappelle aussi que le projet de parc a vu le jour il y a quinze ans, et qu'il est temps d'agir.
Concernant les démissions de deux membres, les responsables ont expliqué qu’elles étaient liées à une différence de vue. Le siège de Philippe Riat du WWF est repris par François Boinay, du Centre Nature des Cerlatez. La maire du Noirmont, Denise Giradin représentera sa commune. Quant au secrétaire, Martin Liberek, il a quitté ses fonctions au 31 janvier. Selon les responsables du parc, il n’a pas accepté son nouveau cahier des charges. 
 
Une lettre pour semer le doute
 
Si les responsables de l’APNRD ont souhaité mettre fin aux polémiques, une lettre est venue semer le doute. Distribuée aux journalistes présents, le texte est une copie d’un échange de courrier entre le conseiller d’Etat Neuchâtelois Fréderic Hainard et le ministre Laurent Schaffter. Elle laisse entendre que les deux gouvernements ne sont pas sur la même longueur d’onde sur ce dossier. Jean-Pierre Beuret a minimisé cette nouvelle polémique. En ajoutant que ce n’était pas à lui de répondre, mais aux conseillers d’Etat concernés. /fqu
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