Bientôt 30 ans au service des handicapés à Neuchâtel

La Fondation suisse pour les téléthèses œuvre depuis presque trente ans en faveur des personnes en situation de handicap. L’objectif de la FST, dont le siège se trouve à Neuchâtel, n’a pas changé depuis le décès, en 2003, de son fondateur Jean-Claude Gabus : il s’agit de trouver une technologie adaptée à chaque handicap, lourd ou léger, de naissance ou accidentel.
 
 
Peu de moyens financiers malgré le partenariat de l’AI
 
Le monde du handicap n’a pas beaucoup d’argent, souligne Michel Guinand, le directeur de la Fondation suisse pour les téléthèses. La fondation à but non lucratif est un partenaire officiel de l’Assurance invalidité. Elle équipe environ 400 personnes par année. Mais l’Assurance invalidité couvre uniquement les frais de mise à disposition des outils proposés par la FST, pour autant que la technologie proposée soit simple et adéquate et réponde à des besoins maitrisables par son utilisateur. Un financement qui ne représente que le 0,05% du budget total de l’AI.
 
Les coûts de développement des prototypes de la FST sont couverts par des dons, par une activité commerciale de la fondation elle-même, ou par la Confédération, d’où la nécessité de travailler en collaboration avec les hautes écoles. Les prototypes sont ensuite transmis aux entreprises partenaires de la FST dans son réseau européen.
 
N’ayant que peu de moyens financiers à disposition, la FST ne développe pas toujours les projets de A à Z, mais utilise et adapte les technologies déjà disponibles sur le marché industriel.
 
 
Equiper, mais aussi former et adapter
 
La Fondation suisse pour les téléthèses gère le stock des moyens auxiliaires de l’AI, les met à disposition des personnes en situation de handicap et s’occupe de les former, ainsi que leur entourage, à leur utilisation. Lorsque la technologie prêtée n’est plus nécessaire à une personne, elle revient à la FST qui la remet en état jusqu’à ce qu’elle soit obsolète et la prête à quelqu’un d’autre. Le stock de l’AI à la FST contient actuellement une vingtaine d’appareils.
 
Lorsque la situation de handicap d’une personne évolue, la FST évalue les nouveaux besoins de la personne et remplace les moyens technologiques. Le but n’est pas de proposer des appareils ultra sophistiqués, mais adaptés aux besoins de chaque personne.
 
 
Nouveaux prototypes en août
 
En presque trente ans d’activité, la Fondation suisse pour les téléthèses a développé une dizaine de projets. Elle planche actuellement sur l’amélioration technique de trois de ses appareils, le CWI Computer Wheelchair Interface, le James IV et le B.a.Bar.
 
Le premier projet de CWI a été imaginé il y a une quinzaine d’années. Il permet de piloter une chaise roulante électrique par le regard. Il est actuellement testé avec succès au sein de la FST. La première génération de la télécomande infrarouge universelle James a été développée il y a 25 ans. Quant au B.a.Bar, un appareil permettant de retrouver l’usage du langage en appuis avec une formation orthophonique, c’est sa troisième génération qui est en cours de réalisation. Les prototypes de ces trois appareils devraient être prêts cet été. /aes
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