Vasco Pedrina prévenu de mobbing: jugement le 4 janvier

Mobbing ou pas mobbing?
Le Tribunal de police de Neuchâtel rendra son jugement le 4 janvier dans l’affaire de la collaboratrice du SIB licenciée abruptement début 2003. Vasco Pedrina et deux dirigeants syndicalistes sont sur le banc des accusés.
Le tribunal a repris ses débats ce matin, avec les plaidoiries, après une première audience qui s’était déroulée le 13 novembre.
Le mandataire de la plaignante s’est efforcé de démontrer la brutalité avec laquelle le comité central du SIB, dont Vasco Pedrina était le président à l’époque, avait mis à pied puis licencié la collaboratrice. Il a insisté sur l’affaire des malversations qui avaient été constatées à la section de Neuchâtel dans le courant de l’année 2002. Il a condamné l’amalgame fait autour de cette affaire. Sa cliente n’avait rien à voir avec ces vols.
On lui reproche d’avoir contesté la personne pressentie par le comité central pour remplacer le secrétaire indélicat et d’avoir été élue à sa place. Or, selon son avocat, elle n’avait pas seulement le droit de le contester, mais encore le devoir. Plusieurs témoignages relèvent les méthodes de harcèlement, voire violentes, de la personne pressentie.

L’avocat de la plaignante a demandé de condamner les trois prévenus à des peines laissées à l’appréciation de la présidente.

Le mandataire des prévenus, lui, a insisté sur le stress et la mauvaise ambiance qui prévalaient au sein de la section neuchâteloise du SIB à l’époque. Or, il ne faut pas confondre stress professionnel et mobbing. Le comité central se devait de rétablir l’ordre après ces malversations. Il fallait un homme à poigne.
Selon l’avocat, les dirigeants n’ont commis aucune faute pénale en licenciant une collaboratrice qui contestait leur décision et qui avait alimenté la polémique dans la presse.
Le mandataire des prévenus a conclu à l’acquittement de ses clients.
En fin d’audience, Vasco Pedrina a réaffirmé que le comité central du SIB devait agir pour la crédibilité de la section. Mais il a aussi avoué que cette affaire le travaillait sur le plan humain tout comme l’état de santé de la plaignante. /fap
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