Endiguer la consanguinité des chevaux Franches-Montagnes

La Fédération suisse d’élevage de la race Franches-Montagnes (FSFM) a mis au point un nouvel outil pour réduire la consanguinité au sein de la race. Le système permet aux éleveurs de mieux choisir l’étalon qui perpétuera la lignée de leurs juments.
 
L’institution a en fait réalisé virtuellement tous les accouplements imaginables entre 10'000 juments et 200 étalons (ici Chadow, vainqueur du Test en station 2011, et l'éleveur Pierre Koller). Il est donc désormais possible de connaître, avant même la saillie, le taux de consanguinité d’un poulain ainsi que ses caractéristiques, c’est-à-dire sa valeur d’élevage.
 
 
Une situation préoccupante
 
Un degré de parenté trop étroit entre les individus d’une même race peut conduire à l’extinction pure et simple de la race. Le cheval Franches-Montagnes n’en est certes pas encore là, mais la situation est tout de même préoccupante. Selon le gérant de la FSFM, Stéphane Klopfenstein, le travail effectué par l’institution a mis en évidence que la population globale présente un degré de parenté moyen de cousins. C’est déjà haut, estime le gérant. Un nombre élevé d’individus n’est donc pas suffisant pour perpétuer la race; il faut encore que ces chevaux ne soient pas trop parents entre eux.
 
 
Conseils aux éleveurs sur demande
 
Le nouvel outil développé par la FSFM est utilisé sur demande. Un éleveur qui possède telle jument et tel étalon peut par exemple s’adresser à la fédération pour connaître les caractéristiques du poulain qui naîtrait de leur union. Mais Stéphane Klopfenstein explique encore que le système sera utile au Haras national d’Avenches: on aimerait pouvoir mieux gérer aussi le stationnement des étalons. Si un syndicat décide de changer d’étalon, on va pouvoir le conseiller par ce biais-là, en tenant compte de la population de juments et de l’étalon que le syndicat souhaite prendre. Selon le résultat obtenu grâce au nouvel outil, il sera possible si besoin, d’orienter les éleveurs vers un autre étalon, tout aussi bon mais moins parent.
 
 
Pas d’obligation, mais peut-être des incitations
 
Il n’est pas prévu d’obliger les éleveurs à passer par ce système. On ne pourra jamais empêcher un éleveur d’utiliser tel ou tel étalon. Ça reste la liberté de l’éleveur, et ça, on veut le garder absolument, explique Stéphane Klopfenstein. En revanche, il est envisageable d’instaurer des incitations, par exemple via une prestation qui coûterait moins cher aux éleveurs qui jouent le jeu. /lbe
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