Damassine suite, mais pas fin

L’obtention de l’AOC n’a pas mis un terme au feuilleton Damassine. Aujourd’hui, l’Association des producteurs de fruits d’Ajoie envisage de se fondre complètement dans l’Interprofession de la Damassine et de poursuivre le combat.
 
Avant même cette possible fusion, l’Interprofession pourrait décider dès la prochaine séance de son comité d’intenter une action en justice pour obtenir la radiation de la marque Damassine.
 
 
Une coexistence impossible

Pour Michel Juillard, président de l’APFA, cette marque doit disparaître pour le bien du Jura et des producteurs. Si l’objectif de la déposer était de protéger un produit typiquement jurassien d’acteurs extérieurs, à présent elle n’aurait plus sa raison d’être selon lui. En outre, elle ne peut cohabiter avec l’AOC, sous peine de créer la confusion et de concurrencer l’eau-de-vie jurassienne labellisée. Des tentatives pour aboutir à une convention avec le propriétaire de la marque, Rodolphe Simon, avaient été menées il y a quelques années. Elles n’avaient pas abouti.

 
Un manque-à gagner non négligeable

Pour Rodolphe Simon, dépositaire de la marque depuis 1988, le problème ne se pose pas en ces termes. Il ne voit pas de raison d’abandonner un marché en pleine expansion que le seul Jura ne suffit pas à alimenter, alors que selon lui, l’AOC et la marque sont deux outils bien distincts. Une bonne communication suffirait à dissiper toute confusion. De plus, la vente à plus grande échelle d’un produit générique et de ses dérivés pourrait agir positivement, notamment en terme publicitaire, sur le marché de la Damassine AOC.

Quant à une éventuelle procédure, Rodolphe Simon relève qu’entre les tracasseries juridiques et la période transitoire où la marque peut continuer à fonctionner, elle pourrait faire perdre dix ans à chacune des parties. Il se dit ouvert au dialogue. /iqu

Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.