La version papier de la Feuille officielle tire sa révérence

Les employés concernés et le syndicat sont venus à la rencontre des députés du Grand Conseil. Zoom sur « Les employés concernés et le syndicat sont venus à la rencontre des députés du Grand Conseil. » (touche ESC pour fermer)
Les employés concernés et le syndicat sont venus à la rencontre des députés du Grand Conseil.

L’heure de la lecture de la Feuille officielle sur papier au restaurant a vécu. Le Grand Conseil neuchâtelois a donné son aval au passage à une version numérique uniquement, à charge de la Chancellerie d’Etat, et à l’abandon de la version papier, par 84 voix contre 3 et 23 abstentions. Dès le 1er janvier, il faudra s’inscrire au Guichet unique pour accéder à la Feuille officielle. Les Communes seront en revanche encore tenues de proposer à la population un exemplaire papier. Cette solution permet à l’Etat de dégager des recettes supplémentaires à hauteur de 165'000 francs.

Emplois menacés

L’imprimerie Messeiller à Neuchâtel, en charge de l’impression de la Feuille officielle, a tenté d’infléchir le vote des députés. Certains employés, soutenus par le syndicat des médias et de la communication Syndicom, ont mené une action avant l’ouverture de la session. Ils ont tenté de sensibiliser les élus aux postes qui pourraient disparaître au sein de l’imprimerie en cas d’abandon de la version papier de la Feuille officielle. L’imprimerie emploie une dizaine de personnes et indique que la perte du mandat de l’Etat risque de fragiliser sa situation économique.

Cette position a trouvé un écho uniquement dans les rangs PopVertsSol. En revanche, le PLR, l’UDC et le PS ont soutenu la proposition du Conseil d’Etat de passer à une version uniquement numérique. Le député socialiste Baptiste Hunkeler a par exemple évoqué une option plus économique et plus écologique.

Certains députés ont toutefois regretté le recours au Guichet unique plutôt qu’au site de l’Etat jugé plus accessible par la population pour la publication de la version numérique de la Feuille officielle. Le conseiller d’Etat en charge du dossier, Alain Ribaux, a toutefois précisé que cette solution était la moins coûteuse et la plus adéquate en matière de protection des données à long terme. /sbe

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