Peseux : recours contre la décision de la Chancellerie

La présence d'un matériel de propagande à l'entrée du bureau de vote viole la loi neuchâteloise sur les droits politiques. Les pro-fusion font recours contre le résultat du vote. Zoom sur « La présence d'un matériel de propagande à l'entrée du bureau de vote viole la loi neuchâteloise sur les droits politiques. Les pro-fusion font recours contre le résultat du vote. » (touche ESC pour fermer)
La présence d'un matériel de propagande à l'entrée du bureau de vote viole la loi neuchâteloise sur les droits politiques. (photo: archives)

Les lois existantes doivent être respectées. Sinon, il faut les changer. C’est la réflexion de trois citoyens de Peseux. Ils vont faire appel de la décision de la Chancellerie d’Etat au Tribunal cantonal. La semaine dernière, elle avait rejeté leur recours contre les infractions à la loi sur les droits politiques. Lors du scrutin sur la fusion de Neuchâtel-ouest, des opposants l'avait violée en tenant un stand de propagande devant le bureau de vote.

Les trois citoyens de Peseux – l’ancien conseiller communal de Neuchâtel Eric Augsburger, sa compagne Fabienne Cosandier, ainsi que Nicolas Jaquet –  se défendent de vouloir obtenir un nouveau vote. Ce qu’ils souhaitent, c’est que « la loi soit respectée ». Ils estiment que le texte sur les droits politiques a été gravement bafoué et que cette infraction doit être sanctionnée. Ils vont donc saisir la Cour de droit public du Tribunal cantonal.

Deux poids, deux mesures

A leur sens, « c’est non seulement une violation extrêmement grave de la loi, mais ce qui nous déplaît, c’est que la Chancellerie ferme les yeux. Si la police constate qu’un automobiliste ne respecte pas la loi sur la circulation routière, il est sanctionné. Peu importe que cela se tienne au milieu de la nuit ; la loi est appliquée et les infractions sanctionnées ». Par ailleurs, les citoyens rappellent que les autorités communales avaient connaissance du stand de propagande à l’entrée du bureau de vote. Ce qui à leurs yeux aggrave l’infraction.

Les citoyens se réjouissent de la levée de l’effet suspensif par la Chancellerie. Les élections communales pourront ainsi se tenir le 27 novembre dans les quatre communes impliquées dans le projet de fusion refusé le 5 juin par Peseux. /aju

Les explications détaillées d'Eric Augsburger, au micro d'Adrien Juvet :

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05.06.2016
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