Un institut de chimie redimensionné

L’institut de chimie de l’Université de Neuchâtel a subi une cure d’amaigrissement ces dernières années. Des six chaires qui existaient autrefois, il n’en reste aujourd’hui plus que deux.

Il n’y a plus de Bachelor ou de Master spécifique en chimie. En revanche, cette science fait toujours partie des branches étudiées par les étudiants en biologie et en ethnobiologie, ainsi que par les futurs médecins et pharmaciens.

Un enseignement en chimie est aussi intégré à un nouveau Bachelor en systèmes naturels.

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Armelle Vallat et Laurence Lachat travaillent toutes les deux au sein de la plateforme de chimie analytique de l'institut de chimie de l'Université de Neuchâtel.

Ce redimensionnement est notamment lié à l’importance plus grande accordée à la biologie. Le choix de privilégier la biologie est en partie lié au nombre d’élèves plus important dans cette branche que dans d’autres instituts.

Une plateforme en chimie analytique qui rayonne loin à la ronde

L’institut neuchâtelois de chimie peut en revanche compter sur une aura nationale et même internationale grâce à la plateforme de chimie analytique récemment mise sur pied.

Cette entité mène 25'000 analyses par année en moyenne sur des plantes et sur des animaux principalement. Elle est sollicitée par les autres instituts de l’Université de Neuchâtel comme celui de biologie, par d’autres universités et hautes écoles de Suisse, mais aussi du Brésil et des Etats-Unis, ainsi que par des entreprises du canton notamment actives dans l’horlogerie et la pharma.

Le travail au quotidien de la plateforme de chimie analytique. Les explications d'Armelle Vallat et Laurence Lachat

Pour le directeur de l’institut de chimie, Robert Deschenaux, cette entité est l’emblème d’une restructuration réussie de l’institut.

Arrivée d’un nouveau professeur

Un nouveau professeur d’origine allemande a pris ses fonctions le 1er août. Stephen von Reuss est à la tête d’une nouvelle chaire en chimie bioanalytique, une chaire qui doit assurer un lien très fort entre biologie et chimie, notamment par le biais de la plateforme de chimie analytique. Cette chaire remplace celle du professeur Reinhard Neier qui part à la retraite.

Aujourd’hui déjà, les deux instituts travaillent en étroite collaboration, puisque la biologie recourt à la chimie dans de nombreux domaines. Même à taille réduite, la chimie continue donc pleinement d’exister au sein de la Faculté des sciences de l’Université de Neuchâtel. /sbe

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01.11.2014
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