Neuchâtel-Ouest: un recours sera déposé

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La présence d'un matériel de propagande à l'entrée du bureau de vote viole la loi neuchâteloise sur les droits politiques. Les pro-fusion font recours contre le résultat du vote.

Plusieurs citoyennes et citoyens vont déposer un recours auprès de la Chancellerie cantonale contre le résultat du vote sur la fusion de Neuchâtel-Ouest. Une démarche soutenue par les trois comités de soutien au projet de fusion. Dans un communiqué, ils dénoncent surtout la présence d’un matériel de propagande des opposants à l’entrée du bureau de vote. Il s’agit selon les pro-fusion d’une violation de la loi neuchâteloise des droits politiques, qui interdit de tels agissements.

Les signataires du communiqué attendent des autorités de recours une clarification de la situation. Ils affirment « qu’il n’est pas acceptable que des groupes de campagne interprètent la loi au coup par coup », « le tout avec l’approbation des autorités chargées de la police des opérations ». Pour Philippe Haeberli, membre de l’un des comités de soutien au projet de fusion, il est permis de croire que la procédure de recours conduise à l’annulation du scrutin.

Les opposants admettent une « gaffe »

Les opposants reconnaissent avoir commis une erreur d’appréciation par méconnaissance du règlement. Ils précisent pour leur défense qu’il ne s’agissait que d’une banderole et d’une table. Selon Jean-Paul Morel, chef de file des opposants au sein du comité « Peseux, annexion non merci ! », il n’y a eu aucun contact avec les votants et aucun tract n’a été distribué. Jean-Paul Morel estime que cette « gaffe » n’a d’aucune manière influencé les citoyens, qui pour la plupart viennent au bureau de vote avec leur enveloppe fermée, prête à être glissée dans l’urne. Les opposants attendent de voir ce qu’il en est du recours et assurent avoir aussi des éléments à charge contre les promoteurs de la fusion.

Commentaire:

Les témoignages mais aussi la photo que vous pouvez voir en une de cette brève montrent que le matériel de propagande a été posé aux abords immédiats du bureau de vote, contrairement à ce qu'affirment les opposant à la fusion. Il s’agit donc bien d’une violation de la loi. Mais est-ce suffisant pour remettre en question le résultat d’une votation ? Aux autorités de recours de trancher. Rappelons toutefois que le non l’a emporté avec 158 voix d’écart. Difficile d’imaginer que 80 personnes au minimum (la moitié + 1)  ont pu être directement influencées le jour-même par une banderole alors que la campagne a été le théâtre d’une intense propagande durant plusieurs semaines. Reste que violation de la loi il y a eu, et conséquences il doit y avoir, ou sinon il faudra changer la loi. /gwe

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05.06.2016
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