Un rapport souligne l’étendue des dégâts après le 9 février

Pertes abyssales pour l'Université de Neuchâtel, le CSEM, l’EPFL ou la HE-Arc après le 9 février. Zoom sur « Pertes abyssales pour l'Université de Neuchâtel, le CSEM, l’EPFL ou la HE-Arc après le 9 février. » (touche ESC pour fermer)
Pertes abyssales pour l'Université de Neuchâtel, le CSEM, l’EPFL ou la HE-Arc après le 9 février.

L’Université de Neuchâtel ou encore le CSEM ont perdu plusieurs millions de francs à la suite de l’acceptation de l’initiative de l’UDC contre l’immigration de masse.

C’est ce que montre un rapport du Conseil d’Etat neuchâtelois. Le texte est une réponse à une motion du groupe libéral-radical, qui demandait au gouvernement d’évaluer les risques liés au résultat de l’acceptation de l’initiative UDC.

Le rapport révèle que le CSEM, l’UniNe, l’EPFL ou encore la HE-Arc ont été directement impactés après le 9 février. Et ceci à plusieurs niveaux. D’abord avec une baisse significative des possibilités de participation aux projets européens. Cette diminution se traduit par une baisse des revenus de l'ordre de 35% à 40% de fonds européens. Le manque à gagner s'élève aujourd'hui déjà à plusieurs millions de francs pour les institutions les plus exposées. Par ailleurs, le rapport montre aussi une perte de financements européens dans le cadre d'échanges d'étudiants Erasmus. Mais le pire pourrait être à venir.

Le gouvernement estime que les possibilités de participation des écoles neuchâteloises aux programmes européens de recherche pourront encore être restreintes dès l’an prochain. Si aucun accord n'est trouvé avec l’Union, la Suisse sera rétrogradée au statut de pays tiers, avec des conséquences « encore beaucoup plus graves » selon le gouvernement.

Proactif

Dans sa réponse à la motion libérale-radicale, le Conseil d’Etat estime tout mettre en œuvre pour renforcer la place économique neuchâteloise. Place qui selon lui se distingue par une création d'emplois particulièrement dynamique ces dernières années, notamment grâce « à la libre circulation des personnes et au savoir-faire des entreprises » du canton. Pour atteindre cette performance, le marché de l’emploi de la région a besoin « de talents d'ici et d'ailleurs, indépendamment de leur nationalité », afin de contribuer à renforcer la compétitivité de notre tissu économique régional et de ses entreprises.

Par ailleurs, le gouvernement neuchâtelois rappelle que le dispositif d’appui aux demandeurs d’emploi vise à favoriser un retour à l’emploi de manière durable. Enfin, le « New Deal pour l’emploi » consiste en un large partenariat avec les employeurs privés et publics. /aju

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