Le cygne perd des plumes sous la Coupole

cygne Zoom sur « cygne » (touche ESC pour fermer)
Le cygne aime gambader dans les champs pour aller brouter l'herbette.

Le  cygne n’a qu’à bien se tenir. Cet oiseau emblématique du lac de Neuchâtel a même suscité la discussion sous la Coupole fédérale. Le Conseil national avait ainsi accepté par 91 voix contre 74 la motion Niederberger corrigée, qui autorise la régulation de ce majestueux palmipède blanc. Animal protégé, le cygne ne devient pas chassable. Mais tout comme pour le loup ou le lynx,  sa population pourra être régulée proactivement. C’est-à-dire avant d’avoir causé des dégâts aux cultures ou… agressé un badaud.

Selon François Turrian, vice-directeur de l’Association suisse pour la protection des oiseaux, la population suisse de cygnes tuberculés hivernants reste stable : elle se situe à 5 à 6.000 individus. Il n’y a pas lieu de s’alarmer sur une éventuelle prolifération

Directeur de l’Union suisse des paysans, le député Jacques Bourgeois a parlé d’un oiseau qui souille l’herbe avec ses déjections, source potentielle de maladies, et immangeable pour le bétail.

A l’inverse des agriculteurs, la corporation des pêcheurs professionnels peut se moquer de la question :  le cygne est végétarien et il ne se nourrit pas de poissons comme le cormoran.

Quant à l’éventuelle agressivité de l’animal, elle reste très très relative : le cygne défend surtout son territoire et son nid par des grands battements d’ailes :  «Le bonheur est dans le pré, mais le cygne rôde », comme l’avait titré très ironiquement le journaliste Fathi Derder, dans «Le Temps». /mne

 

Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.