EREN : des recettes fiscales en baisse malgré des signaux positifs

L'EREN à Neuchâtel Zoom sur « L'EREN à Neuchâtel » (touche ESC pour fermer)
Le siège de l'EREN à Neuchâtel.

La réforme fiscale qui se joue dans le canton de Neuchâtel sourit toujours à l’Église réformée évangélique du canton de Neuchâtel. Malgré tout, l’EREN reste en quête perpétuelle de nouveaux financements.

En 2014, les impôts commençaient à baisser pour les personnes physiques dans le canton, de même que la contribution ecclésiastique puisqu’elle correspond à 11% de l’impôt cantonal.

L’EREN avait alors bénéficié de l’effet d’annonce autour de cette baisse. Les contributeurs avaient montré plus d’enthousiasme à payer cet impôt ecclésiastique allégé, qui est facultatif; un effet qui persiste encore un peu aujourd’hui. En 2014, les recettes fiscales s’élevaient à près de 6 millions de francs. Les comptes 2015 seront quant à eux officiellement présentés au mois de juin.

Un phénomène démographique qui plombe les recettes fiscales

Mais malgré ce nouvel élan, les recettes fiscales ont baissé l'an passé en raison d’un phénomène démographique. Comme l’explique Pierre Bonanomi, membre du Conseil synodal, en charge des finances, les personnes qui décèdent dans le canton en raison de leur âge sont souvent protestantes. En revanche, les nouveaux habitants qui arrivent dans le canton, de l’étranger ou d’autres lieux en Suisse, sont plus souvent catholiques, d’autres confessions ou sans confession, ce qui prive l’EREN de nouveaux membres.

Des contributeurs généralement âgés

L’Église réformée évangélique du canton de Neuchâtel a aussi essayé de cerner plus précisément le profil des personnes qui s’acquittent de leur contribution ecclésiastique. Il apparaît clairement que ce sont avant tout les personnes âgées qui font vivre l’Église. L’EREN fait aussi le constat que certaines personnes âgées, qui ne payaient pas leur impôt ecclésiastique jusque-là, le font soudainement dès l’âge de la retraite notamment. Pierre Bonanomi explique ce phénomène par le fait qu’à cette période de l’existence, les personnes ont plus de temps pour réfléchir aux questions existentielles et à leur rapport à la foi.

Ce constat est aussi valable pour la Suisse allemande, selon Pierre Bonanomi, qui évoque le cas de personnes âgées qui réapparaissent sur les bancs de l’Église alors qu’elles n’y étaient plus venues depuis le catéchisme. /sbe

Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.