La circonscription unique en sursis

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La réforme des institutions cantonales divise le Grand Conseil.

Oui, il faut réformer les institutions cantonales. Non, la proposition actuelle ne convainc pas le Grand Conseil. Le parlement cantonal a accepté l’entrée en matière (par 77 voix contre 33 et 2 abstentions) sur le rapport du Conseil d’Etat sur la Réforme des institutions mais a ensuite renvoyé le document en commission, par 60 voix contre 43 et 8 abstentions. Le texte propose une circonscription unique au lieu des six districts actuels, la baisse du nombre de députés et de députés-suppléants, une diminution du quorum et la fin des apparentements, ainsi que la limitation du double mandat pour les conseillers communaux.

Dissensions au sein des groupes


Les griefs à l’encontre du texte sont variés. Plusieurs groupes sont opposés à la circonscription unique, craignant que les régions périphériques ne soient plus représentées équitablement au sein du Grand Conseil. D’autres refusent la diminution du nombre de députés de 115 à 90. Par ailleurs, des dissensions existent au sein-même de certains groupes, à l’image du PLR.
L’éligibilité des membres du Conseil communal au législatif cantonal divise. Pour l’UDC, le projet du Conseil d’Etat ne fait pas sens. Les élus des exécutifs communaux doivent être soit éligibles, soit pas. Or la solution proposée est hybride. Certains points de la réforme ne font pas ou peu débat. C’est le cas de la diminution du nombre de députés suppléants, de la diminution du quorum ou de la fin des apparentements.
Ce renvoi implique un report de quatre ans de la réforme. Les délais légaux ne permettront pas de revenir avec ce projet avant les élections cantonales de 2017. /mwi

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