Panama Papers : le point de vue de spécialistes neuchâtelois

Le sujet fait la Une de nombreux médias ce lundi. Sous le nom de « Panama Papers » sont apparus de multiples montages financiers visant à dissimuler de l’argent, impliquant des personnalités publiques du monde politique ou sportif, mais aussi des criminels. Des proches de Vladimir Poutine, du président chinois Xi Jinping ou encore le footballeur Lionel Messi figurent parmi les personnes concernées.

La Suisse est l’un des pays les plus actifs en matière de mécanismes, légaux, qui permettent à ces personnes de placer de l’argent de manière anonyme derrière des sociétés-écrans, aux côtés de Hong Kong et de la Grande-Bretagne. Plus de 1'200 entreprises suisses figurent parmi les 14'000 banques et autres intermédiaires ayant permis la création de ces sociétés.

Pour Michel Dubois, directeur de l’institut d’analyse financière de l’Université de Neuchâtel, il est très difficile d’avoir un contrôle sur le phénomène. À ses yeux, ce n’est pas aux banques de jouer ce rôle.

Mariame Krauer-Diaby est adjointe scientifique au sein de l’Institut de lutte contre la criminalité économique de la Haute école de gestion Arc, à Neuchâtel. Pour elle, cette affaire montre que la lutte contre le blanchiment d’argent reste difficile.

Pour rendre cette affaire publique, plus de 350 journalistes ont décrypté quelque 11 millions de documents émanant d’une fuite survenue au sein du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. /sbe

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