Vague de licenciements chez Urech SA à Neuchâtel

L'entreprise Urech est basée à Vauseyon. Image: Google street. Zoom sur « L'entreprise Urech est basée à Vauseyon. Image: Google street. » (touche ESC pour fermer)
L'entreprise Urech est basée à Vauseyon. Image: Google street.

La société Urech SA à Neuchâtel a procédé à 15 licenciements échelonnés depuis la fin de l’année dernière, selon Unia. Dans un communiqué publié jeudi, le syndicat ajoute que d’autres suppressions d’emplois sont encore attendues. Les salariés ont saisi la justice pour réclamer l’ouverture d’une procédure de consultation pour licenciements collectifs et dénoncent un saucissonnage des licenciements.

L’entreprise, basée à Vauseyon et spécialisée dans la vente directe et par correspondance de bijoux et de montres, a été vendue fin 2015 à Rhomberg AG, une société du canton de Saint-Gall. Ce rachat a entraîné une restructuration complète d’Urech SA. L’objectif déclaré par le nouveau propriétaire est de réduire l’effectif à une dizaine de collaborateurs, toujours selon Unia. La vente à distance par catalogues et mailing a été supprimée et les stocks de montres et bijoux ont été transférés dans le canton de Saint-Gall, explique le syndicat.

Unia ajoute qu’Urech SA a annoncé au personnel que d’autres licenciements étaient prévus fin février. « Mais ils ont été suspendus après que les salariés ont mandaté Unia pour défendre leurs intérêts ». Selon le syndicat, « les congés prononcés sont abusifs et ne respectent pas la procédure de licenciement collectif. Ils sont aujourd’hui formellement contestés, donnant ainsi à Unia la prérogative de saisir le tribunal de prud’hommes pour chaque salarié concerné ».

Lundi, des mesures provisionnelles urgentes ont donc été déposées auprès du Tribunal civil de Neuchâtel qui demandent une procédure de consultation pour licenciements collectifs. Ceci doit permettre aux employés d’obtenir des mesures pour amoindrir l’impact des licenciements, comme un plan social.

La voix de la direction d’Urech SA

Première précision apportée par le directeur d’Urech SA, le nombre de licenciés qui s’élève à 14 et non pas 15 comme mentionné dans le communiqué d’Unia Neuchâtel. Pour sa défense, Peter Binder estime que rien n’a été fait dans l’illégalité. Il ajoute toutefois que d’autres suppressions d’emplois ne sont pas exclues.

Le directeur d’Urech SA explique que suite au rachat, « il y avait un doublon de deux structures, le secteur achat et le service graphiste catalogue et que, par conséquent, des suppressions d’emplois étaient devenues nécessaires ». Il stipule que la société a connu d’importantes pertes ces dernières années et que sans ce rachat, il aurait dû mettre la clé sous le paillasson. Peter Binder souligne qu’il est prévu que la structure basée à Vauseyon devienne un outlet de montres et bijoux. Avant de conclure : « Nous allons prochainement ouvrir des magasins en Suisse romande et nous allons augmenter nos effectifs en engageant des vendeurs. /comm-jpp

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02.11.2014
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