Internement à vie pour Claude D.

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Claude D. écope de la prison à perpétuité et de l'internement à vie.

Le Tribunal de la Broye a condamné jeudi Claude D. à la prison à perpétuité et à l'internement à vie. Il le reconnaît coupable d'avoir assassiné Marie en mai 2013, après l'avoir enlevée près de Payerne. Il n'est pas accessible durablement à un traitement.

Pour la Cour, il est manifeste que Claude D. n'a pas supporté que Marie veuille mettre un terme à leur relation. Sa culpabilité est accablante. Il a été blessé dans son ego et a mis à mort celle qui a eu le malheur de le rencontrer, a déclaré le président du tribunal Sébastien Schmutz, lors de la lecture du jugement à Renens.

L'accusé a fait preuve d'une froideur glaçante. A aucun moment, il n'a exprimé de regrets, a ajouté la Cour. Incapable d'empathie, il n'a jamais cessé de souiller la mémoire de Marie en la faisant passer pour une femme de petite vertu.

Le tribunal a prononcé les peines maximales, comme le demandait le Ministère public. Il a condamné Claude D. à une peine privative de liberté à vie, retenant une responsabilité pleine et entière. Il a retenu l'assassinat, l'enlèvement, la séquestration et la contrainte sexuelle.

Pour la Cour, l'internement à vie s'impose. Elle a estimé que les deux experts avaient des vues convergentes, même si l'un est un peu plus nuancé. Claude D. est "un tueur en série qui tue autant de fois qu'on lui en laisse la possibilité", a ajouté le président.

Une décision "inacceptable" selon la défense

La défense de Claude D., condamné à la perpétuité et à l'internement à vie, va faire appel de la sentence. Le tribunal a rendu jeudi "une décision populiste inacceptable", s'est exclamé Me Loïc Parein à la sortie de l'audience.

"C'est inacceptable. C'est une décision populiste qui vise à satisfaire l'opinion publique", a déclaré Loïc Parein interrogé par la presse à l'issue de l'audience. L'avocat a sévèrement critiqué le tribunal de la Broye pour n'avoir pas examiné la compatibilité de son verdict avec les textes de la Cour européenne des droits de l'homme.

Me Yaël Hayat, qui défend également Claude D., a souligné qu'un recours était évident. "C'est au-delà de l'imagination. C'est un jugement glaçant. On a assisté à des mises à mort. Le tribunal n'a pas su s'excentrer de cette volonté populaire. Le combat continue, jusqu'à Strasbourg s'il le faut. /ATS

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