Exportations neuchâteloises en difficulté

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Collaboration entre les économistes de la CNCI et de l'UBS.

Les entreprises neuchâteloises traversent une phase délicate. C’est ce qui ressort sans surprise des enquêtes conjoncturelles et macroéconomiques réalisées par la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI) en collaboration avec la banque UBS.

Ces études montrent que les exportations sont en nette chute depuis 2015 et l’abandon du taux plancher. Or, ces dernières génèrent plus de 70% du PIB neuchâtelois. Les entreprises doivent réagir face à cette situation. Les enquêtes de la CNCI mettent ces réactions en évidence. Près de la moitié des entreprises interrogées ont été contraintes de baisser les prix de vente. La prospection de nouveaux marchés et la réorientation des achats viennent ensuite. Pour l’instant, seules un quart ont dû réduire leur personnel.

Les préoccupations des entreprises constituent un second indicateur intéressant. Pour près du trois quart d’entre elles, la situation économique générale est le souci principal. Suivi par la recherche de nouveaux clients et par la concurrence. Seulement un tiers des sondés annonce le niveau du franc suisse comme préoccupation essentielle.

Pour Thomas Veraguth, économiste à UBS,  la population quittant le canton est également un sujet inquiétant. La lourde imposition des entreprises est pour lui responsable de cet exode des contribuables. Il appelle les autorités à revoir leur politique fiscale.  

Au travers de ces études, la CNCI tente de dresser un panorama de la situation économique neuchâteloise. Ce sont les entreprises elles-mêmes qui répondent à la CNCI. Ce qui permet ainsi d’avoir un aperçu concret sur les situations économiques de ces dernières. Cela fourni de surcroît de précieuses informations sur le ressenti des entreprises. Pour Florien Nemetti, directeur de la CNCI, il s’agit « d’une prise de pouls de l’économie neuchâteloise basée sur la conjoncture et sur l’évolution des conditions cadres ».

Florian Németi se veut néanmoins positif. A son avis, les perspectives de l’économie neuchâteloise sont « difficiles à court terme ». Il espère cependant « à moyen terme une stabilisation voir une reprise sur la partie du commerce international. Ce qui devrait se traduire par une amélioration courant 2017 ». /lsf

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