Trafic de cocaïne: l'opération Narko porte ses fruits

Une lutte plus accrue contre la vente de rue de cocaïne qui porte ses fruits. Les autorités neuchâteloises tirent un bilan positif de l’opération Narko, coordonnée par la Police neuchâteloise, le Ministère public, le Service pénitentiaire et le Service des migrations, même si le problème reste d'actualité. Cette opération avait été mise en place en janvier 2014 face à l’amplification du trafic sur la voie publique et face aux réactions que le phénomène a suscitées.

Depuis 2015, 251 personnes ont été dénoncées, dont 104 pour trafic de drogues. En ce début d’année 2016, ce chiffre s’élève à 45 personnes dénoncées, dont 23 pour trafic de stupéfiants. Par ailleurs, depuis juillet dernier, 19 trafiquants ont été détenus dans les cinq places de l’établissement de détention de La Promenade à La Chaux-de-Fonds, réservées à cet effet. Celles-ci comptabilisent actuellement 2'250 journées de détention.

Procédures judiciaires accélérées

Opération Narko, Police neuchâteloise Zoom sur « Opération Narko, Police neuchâteloise  » (touche ESC pour fermer)
De droite à gauche: Valérie Gianoli, cheffe du Service pénitentiaire, Pierre Aubert, procureur général, Alain Ribaux, conseiller d'Etat en charge de la justice et de la sécurité, Pascal Luthi, commandant de la Police neuchâteloise et Olivier Guéniat, chef de la Police judiciaire.

Ce bilan a été rendu possible grâce une meilleure efficience de la chaîne pénale. La coordination entre les différents acteurs impliqués a été renforcée. Les enquêtes sont limitées au minimum afin de pouvoir prononcer rapidement une première peine, souvent assortie du sursis. Dès lors, les infractions suivantes peuvent être sanctionnées par une peine ferme.

Plusieurs mesures sont également mises en œuvre sur le terrain. Cinq inspecteurs spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, épaulés par des gendarmes, sillonnent les rues pour démasquer les trafiquants. Ils s’appuient sur la prise en flagrant délit, sur des achats fictifs ou sur des contrôles d’identité pour y parvenir.

L’interdiction de périmètre est aussi utilisée pour exclure un trafiquant de sa zone de vente. Un suivi scientifique a par ailleurs permis de dresser un profil type des vendeurs de cocaïne. Il s’agit, le plus souvent, de jeunes hommes célibataires, ressortissants du Nigeria ou d’Afrique de l’ouest.

Dans les mois à venir, la Police neuchâteloise va poursuivre ses efforts. « Nous redoutons de devoir arrêter cette opération parce que l’on sait que le vide sera comblé. Dès lors, nous sommes condamnés à continuer nos efforts », conclut Olivier Guéniat, chef de la Police judiciaire. Le modèle de cette opération pourrait d’ailleurs servir à faire face à d’autres problèmes sécuritaires dans les années à venir. /ali

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