Maladière et Pierre-à-Bot : des cas qui devraient rester exceptionnels

Les aménagements du stade de la Maladière ont coûté un million de francs de plus que prévu. Un dépassement de crédit du même ordre a été observé à Pierre-à-Bot. Zoom sur « Les aménagements du stade de la Maladière ont coûté un million de francs de plus que prévu. Un dépassement de crédit du même ordre a été observé à Pierre-à-Bot. » (touche ESC pour fermer)
Les aménagements du stade de la Maladière ont coûté un million de francs de plus que prévu. Un dépassement de crédit du même ordre a été observé à Pierre-à-Bot.

C’est presque une thérapie de groupe à laquelle se sont livrées les autorités communales de Neuchâtel lundi soir. Le législatif a adopté à l’unanimité le rapport de la commission financière relatif aux dépassements de crédits lors des constructions des stades de La Maladière et de Pierre-à-Bot. Dans chacune de ces réalisations, des dépassements de l’ordre du million de francs ont été constatés.

Pour le président de la commission financière, dix après les faits, il s’agissait, au travers du rapport, « d’établir, de comprendre et de proposer ». Philippe Loup a rappelé qu’à La Maladière, le suivi de ce chantier « exceptionnel » a été assuré par un Service des sports « mal doté » pour ce genre de projet. Dans le cas plus « conventionnel » de la construction de Pierre-à-Bot, il y a une volonté « d’utiliser des ressources internes sans les mentionner ». Puis, faute de pouvoir internaliser tous les mandats prévus, un chef de service décide, seul, d’en externaliser un certain nombre.

Comprendre, ensuite. Le président de la commission financière a souligné que la précipitation et le manque de communication lors des deux constructions sont deux taches noires qui ressortent du tableau. Cela est certes du ressort de l’exécutif. Mais le législatif a aussi sa part de responsabilité : « en 2007, le dépassement de crédit figurait dans les comptes. Or, nous n’avons pas été capables de l’apercevoir ».

Quant aux propositions, elles sont multiples. Cela passe par l’intégration de contrôleurs de gestion dans les gros investissements, mais aussi par un rapport de l’exécutif sur l’état d’avancement financier des grands projets lors du bouclement des comptes. Quant aux internalisations de mandats, elles devront désormais être clairement indiquées dans les rapports soumis au législatif.

 

Groupes unanimes

Le groupe PLR a réagi en souhaitant que les recommandations de la commission financière soient prises en compte afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent plus. Pour le groupe PopVertsSol, c’est la manière dont les choses ont été dissimulées qui est « invraisemblable : beaucoup de conseillers communaux étaient au courant de cette situation et ont mis sous le tapis les activités de leurs prédécesseurs ». Enfin, pour le groupe socialiste, « ces manquements n’ont pas leur place dans les autorités de la ville ».

De son côté, le conseil communal a remercié la commission financière et a assuré le conseil général de vouloir faire siennes les recommandations du rapport. De manière à ce que de tels dépassements de crédits ne se reproduisent plus. /aju

Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.