Swatch veut miser sur l'innovation

Nick Hayek, le directeur général de Swatch Group, ne veut pas parler de crise horlogère en Suisse. Zoom sur « Nick Hayek, le directeur général de Swatch Group, ne veut pas parler de crise horlogère en Suisse. » (touche ESC pour fermer)
Nick Hayek, le directeur général de Swatch Group, ne veut pas parler de crise horlogère en Suisse.

Le franc fort est le plus grand danger de l’horlogerie suisse. C’est le message qu’a voulu faire passer Nick Hayek jeudi matin en présentant les résultats 2015 de Swatch Group à la presse. Pour la première fois depuis 2009, le chiffre d’affaires du groupe biennois est en baisse. Les ventes ont fléchi de 3% par rapport à l’exercice précédent à 8,45 milliards de francs. Au niveau de la rentabilité, le bénéfice net a plongé de 21% pour s'établir à 1,12 milliards de francs.

Le franc fort pèse lourd

Dans le contexte du franc surévalué, le numéro un de l’horlogerie suisse a perdu près de 4 milliards de francs en l’espace de quelques années. Le patron du groupe horloger et microtechnique s'en est pris à l'inaction, selon lui, de la Banque nationale suisse. Il a pris le Danemark en exemple, où la banque centrale de ce pays qui n'a pas l'euro s'applique à lier la couronne à la monnaie unique européenne.

Nick Hayek a rejeté l'idée selon laquelle l'horlogerie suisse traverserait une nouvelle crise. « Ce n'est pas parce qu'il y a eu une baisse de 3% des exportations en 2015 que le secteur est en crise ». Il a rappelé qu'en 2009 celles-ci se situaient à 13 milliards de francs, contre 21,5 milliards l'an dernier.

Le marché des montres connectées : une opportunité

Le directeur général de Swatch Group ne voit pas les montres connectées comme de la concurrence mais plutôt comme une opportunité. « Nous pouvons profiter de ce marché car nous faisons des produits bien plus beaux, performants et miniaturisés », souligne Nick Hayek. Ce dernier s'est notamment souvenu qu'à l'arrivée du téléphone mobile, dans les années 1990, certains avaient prédit la fin des montres, simplement parce que ces appareils indiquaient l'heure.

L’avenir passe par l’innovation

Nick Hayek a rappelé l'importance qu'accordait son entreprise à maintenir en Suisse à la fois la recherche, le développement et la production. Pour le directeur général de Swatch Group, l’horlogerie suisse doit davantage innover car elle en a les capacités ; les entreprises suisses doivent par exemple chercher des techniques qui apportent une meilleure précision. Pour rester compétitif, Swatch a d’ailleurs déposé un nombre record de près de 200 nouveaux brevets l’an passé. /alr + ats

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