Peine confirmée pour un pédophile

La salle du château de Neuchâtel où siège la Cour pénale cantonale. Zoom sur « La salle du château de Neuchâtel où siège la Cour pénale cantonale. » (touche ESC pour fermer)
La salle du château de Neuchâtel où siège la Cour pénale cantonale.

La Cour pénale de Neuchâtel a confirmé la peine d’un pédophile. Il a été condamné, comme en première instance, à six ans de prison assortis d'un internement.

L'homme était prévenu d'actes d'ordre sexuel sur enfants et de contraintes sexuelles. Les victimes étaient âgées de 3 à 15 ans au moment des faits. Des faits qui se sont produits pour les plus anciens entre 2000 et 2001 et pour les plus récents entre 2011 et 2014, date de sa mise en détention provisoire. Les victimes ne sont autres que la fille et les petits-enfants de sa compagne ainsi qu'une fillette d'un couple d'amis.

 

Le prévenu dans le déni

Comme en première instance, le prévenu a nié, par le biais de son mandataire, pratiquement tous les faits qui lui sont reprochés. Les seuls actes qu’il admet, ce sont des rapports sexuels avec la fille de sa compagne âgée de 15 et 16 ans au moment des faits. Mais selon lui, elle ne l’a jamais repoussé et a même eu des attitudes aguicheuses à son égard. Dans les autres cas, le prévenu a maintenu qu’il s’agissait d’un complot monté de toutes pièces. Les enfants ont menti car ils ont été « pollués » avant leur audition. L'avocat de la défense a tenté de démontrer, en vain, que les gestes de son client n’avaient aucune connotation sexuelle. Au contraire, comme tout bon grand-papa, il jouait avec ses petits-enfants.

 

Risque de récidive élevé

Ces explications n’ont absolument pas convaincu les juges. Les déclarations des enfants ne laissent place à aucun doute pour la Cour qui écarte aussi la prétendue conspiration menée contre le prévenu. L’homme a agi par pur désir sexuel, pendant de nombreuses années et sur plusieurs victimes. Et il n’a, au final, exprimé que peu de regrets, préférant rejeter la faute sur les autres.

Au vu de ce qui précède et compte tenu de l’expertise psychiatrique qui conclut que les risques de récidives sont importants, les juges estiment que l’internement prononcé en première instance est une mesure proportionnée. Une fois le jugement entré en force, l’homme sera placé dans une institution adéquate. Il n’en sortira que lorsqu'une nouvelle expertise confirmera qu’il n’est plus un danger pour la société. /sma

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