L'égalité hommes-femmes n'est toujours pas atteinte

Colloque sur l'égalité des salaires à l'Aula des Jeunes-Rives Zoom sur « Colloque sur l'égalité des salaires à l'Aula des Jeunes-Rives » (touche ESC pour fermer)
Un auditoire pratiquement plein pour le colloque sur l'égalité entre hommes et femmes dans les relations de travail.

Vingt ans après l’instauration de la Loi sur l’égalité entre hommes et femmes, l’heure du bilan est arrivée. A l’initiative du Bureau fédéral de l’égalité entre hommes et femmes (BFEG), le Centre d’étude des relations du travail de l’Université de Neuchâtel (CERT) s’est penché ce jeudi sur ce thème à l’occasion de son colloque annuel sur le droit du travail. La Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI) était le troisième co-organisateur de la journée. Des professionnels issus de divers secteurs se sont exprimés sur des thèmes en lien avec l’égalité. 

Entrée en vigueur le 1er juillet 1996, la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg) se veut être un instrument amenant à l’égalité entre les sexes, surtout dans le domaine du travail. Pourtant, aujourd’hui encore, des écarts demeurent. L’Office fédéral de la statistique a annoncé des différences salariales de 18,9% dans le secteur privé et de 13,6% dans le public pour l’année 2012. A l’intérieur de ces pourcentages, près de 40% ne sont pas expliqués par des raisons objectives, telles que l’ancienneté ou le niveau de qualification.

 

Projet de révision de la loi

Un projet de révision de cette loi est actuellement entre les mains du Conseil fédéral afin de modifier la donne. Le projet veut obliger les entreprises employant plus de cinquante collaborateurs ou collaboratrices à des contrôles réguliers des salaires.

Cette journée a été l’occasion de revenir sur l’historique de cette loi et de traiter différentes questions liées à son application. Pour Pascal Mahon, vice-Recteur de l’Université de Neuchâtel et co-directeur du CERT, différents facteurs peuvent expliquer les différences salariales actuelles : « La loi confie aux personnes qui se prétendent victimes le soin de se défendre elles-mêmes. Il est envisageable que certaines reculent devant les étapes procédurales qui leur permettraient d’obtenir un salaire différent ». Il insiste également sur une relative ignorance de la loi : « Elle est assez méconnue, notamment parmi les professions qui devraient l’appliquer, c’est-à-dire les juges. Mais aussi par les parties, par exemple par les avocats. Une des améliorations envisageable est de renforcer les  mesures de formations et d’informations liées à cette loi ». /lsf

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