Frédéric Hainard demande 4'000 francs pour tort moral

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Frédéric Hainard.

Suite du procès du journaliste accusé par Frédéric Hainard de diffamation.

Après une première audience qui s’est tenue en janvier de l’année passée, place ce mercredi matin aux plaidoiries devant le Tribunal régional de police à Boudry.

L’ancien conseiller d’Etat neuchâtelois a porté plainte pour un article paru en décembre 2013 sur le site « La Méduse, journal en ligne suisse ».

Frédéric Hainard, qui a été dispensé mercredi de comparaître à sa demande, conteste les termes de récidive et de séquestration utilisés par le journaliste pour décrire son comportement dans une affaire datant de 2005, alors qu’il était officier à la police judiciaire neuchâteloise. Un enfant avait été amené au poste pour obliger sa mère, qui était en situation illégale en Suisse, à venir le chercher. Une affaire classée par la justice mais que le journaliste ignorait.

Pour l’avocat de Frédéric Hainard, le journaliste a certes voulu dépeindre la situation de manière ironique. Mais il est allé trop loin, portant atteinte à l’honneur de son client. Le terme de récidive, selon lui, fait référence à un acte illicite qui se reproduit. Or, Frédéric Hainard n’a pas été condamné pour ces faits. L’avocat de la partie plaignante a tenu le même discours en ce qui concerne le terme de séquestration. Pour lui, le journaliste avait le dessein de dire du mal de son client. Et cet article a nui à sa réputation. Raison pour laquelle il réclame 4'000 francs pour tort moral.

La version est tout autre du côté de la défense. D’abord, le texte est écrit sous forme de pamphlet, ce qui signifie que le poids des mots n’est pas le même que dans un article purement journalistique. Le lecteur moyen comprend qu’il s’agit d’un effet de style sans référence à des actes pénaux. D’ailleurs, relève l’avocat, on ne peut pas parler de récidive sur le plan pénal puisque Frédéric Hainard, comme l’a rappelé la partie plaignante, n’avait encore jamais été condamné dans une affaire le concernant.

Ensuite, le texte remet en cause l’ensemble du système dans le cadre de l’Affaire Hainard et pas seulement l’ancien conseiller d’Etat. Raison pour laquelle, la défense demande que les charges retenues contre son client soient levées et que ses frais d’honoraire soient mis à la charge du plaignant.

L’audience de jugement a lieu le 24 février. /sma

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