Affaire du cygne décapité : 3 ans requis

C'est au Quai Osterwald que l'oiseau a été décapité. Image d'illustration. Zoom sur « C'est au Quai Osterwald que l'oiseau a été décapité. Image d'illustration. » (touche ESC pour fermer)
C'est au Quai Osterwald que l'oiseau a été décapité. Image d'illustration.

Le jeune Neuchâtelois prévenu d’avoir décapité un cygne en mai 2014 sur les rives du lac de Neuchâtel risque trois ans de peine privative de liberté. C’est ce qu’a réclamé le Ministère public lors de l’audience qui se tient jeudi au Tribunal criminel de Boudry.

L’affaire du cygne n’est que la pointe de l’iceberg. L’homme de 21 ans qui souffre d’hyperactivité et de retard mental est également prévenu d’une quarantaine d’autres infractions, en majorité des vols de monnayeurs dans la région. Et il n’en est pas à son coup d’essai : mineur, il visitait déjà les buanderies, infractions pour lesquelles il avait déjà été reconnu coupable et pour lesquelles il a déjà été placé en détention.

Dans son réquisitoire, le procureur a toutefois rappelé que la décapitation de l’oiseau est un acte révélateur «  d’une grande violence qui ne peut être banalisée ». Il a également souligné que, lors d’une des premières auditions par la police, le prévenu a reconnu ses actes qualifiés de « barbares » par le Ministère public. Confus, il avait, lors des auditions préliminaires, évoqué l’aide de deux complices, qui auraient fait des déclarations en faveur de l’Etat islamique. Puis il a avoué avoir été seul. Enfin, il s’était rétracté, mais a continué de se vanter de son acte en prison. Quoiqu’en dise le prévenu, c’est bel et bien lui le coupable selon le Ministère public. L’individu est responsable de la mort du cygne, de même que de la multitude de cambriolages dans les buanderies de la région et dans une villa de Neuchâtel. Et lorsque l’individu nie ces infractions, « il nous prend pour des imbéciles » a déclaré le Ministère public dans son réquisitoire. Il requiert 3 ans de peine privative de liberté avec un accompagnement médico-social.

 

Autre son de cloche de l’avocat

La défense n’est pas du tout du même avis. L’avocat a rappelé que le doute doit profiter à l’accusé. Il a souligné que le garde-chasse avait estimé que le cou du cygne a été arraché, au vu de l’état de l’œsophage. Et que pour cela, il faut au moins être deux. Du coup, l’avocat a estimé que son client ne peut être l’auteur de cet acte « non acceptable ». Et que ses aveux ont été obtenus « sur la base de pression pour qu’il parle ».

Le verdict est attendu en fin de journée. /aju

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