La STEP de Neuchâtel en passe de s’attaquer aux micropolluants

C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la STEP de Neuchâtel. La station d’épuration de La Maladière est appelée, à l’avenir, à traiter les micropolluants, qui émanent entre autres des médicaments ou des produits de nettoyage. Il lui faudra donc revoir ses infrastructures pour intégrer cette nouvelle étape dans le traitement des eaux.

Coût estimé de l’opération : environ 40 millions de francs. Les infrastructures destinées à traiter les micropolluants devraient coûter entre 8 et 10 millions de francs, somme subventionnée aux trois-quarts par la Confédération. Les citoyens rattachés à cette station d’épuration sont aussi mis à contribution à hauteur de 13 centimes par mètre cube d’eau depuis le premier janvier.

Les 30 millions de francs restants serviront à doter la station neuchâteloise d’un système de nitrification (pour réduire les nitrates dans les eaux usées), condition nécessaire pour traiter les micropolluants. Cette somme sera elle financée par la Ville et par le fonds cantonal des eaux.

La Confédération a retenu deux techniques pour traiter les micropolluants : le charbon actif et l’ozonation. Des analyses sont en cours pour savoir laquelle convient le mieux à la station de Neuchâtel. L’objectif est de terminer les travaux à l’horizon 2022 environ. 

Sur le plan suisse, une centaine de stations d’épuration sont appelées à s’équiper contre les micropolluants. D’autres STEP que celle de Neuchâtel sont également concernées dans le canton, comme celle de Colombier. /sbe

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