Révision de la LEp : les précisions d'un expert

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Pierre-Alain Raeber est le médecin cantonal du Jura ad intérim.

Le 1er janvier 2016. C’est à cette date que la révision de la loi fédérale sur les épidémies (LEp) va entrer en vigueur en Suisse. Cette base légale, acceptée en votation populaire en 2013, englobe les mesures pour lutter contre les maladies infectieuses transmissibles. Son but : combattre, prévenir, surveiller et maîtriser les épidémies avec une meilleure coordination entre les cantons et la Confédération helvétique pour faire face à des situations critiques, comme des crises ou des épidémies. « On a réalisé qu’on manquait d’harmonisation et de synchronisation », détaille Pierre-Alain Raeber, le médecin cantonal jurassien ad intérim.

Des mesures au niveau national

« La Confédération aura la direction avec toutefois des organes de coordination très pointus et efficaces. Ce qui va également changer, ce sont les programmes appliqués sur la scène fédérale, et ce, de manière régulière et harmonieuse. Par exemple, la lutte contre la résistance aux antibiotiques ou contre les maladies qu’on attrape à l’hôpital devra être homogène dans l’ensemble du territoire helvétique. On disposera également d’un plan national de vaccination, notamment dans le domaine de la santé scolaire », explique Pierre-Alain Raeber.

« Une nécessité »

Le médecin cantonal jurassien ad intérim affirme, par ailleurs, qu’il était absolument nécessaire de modifier la loi sur les épidémies en Suisse. « Les maladies transmissibles n’ont jamais eu de frontières, notamment à cause de la circulation des personnes via le tourisme, le commerce ou encore l’asile. Cette mobilité créée un brassage énorme de population auquel le pays, les cantons et les communes sont exposés. Il fallait donc prendre les choses en mains. Je pense donc que la révision de la LEp constitue un véritable progrès », poursuit Pierre-Alain Raeber.

Impossible d’éradiquer les épidémies

« Il y a longtemps qu’on a perdu la guerre, notamment contre les agents infectieux, les virus, les bactéries ou encore les parasites. Par contre, les vaccinations permettent de faire progresser la santé publique depuis maintenant plus d’un siècle. On arrive donc peut-être à un état d’équilibre. Mais j’estime qu’il ne sera pas possible, humainement, de totalement supprimer les maladies transmissibles à l’avenir », conclut le médecin cantonal ad intérim du Jura. /bbo

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