Menaces au Tribunal de Boudry

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Le Tribunal régional de Boudry.

Fin d’audience mouvementée mardi au Tribunal régional de police de Boudry.

Un homme a fait irruption dans la salle pour menacer les plaignants dans l’affaire de l’ancien entraîneur de football du Groupement juniors du Bas-Lac prévenu d’actes d’ordre sexuel sur des enfants. La présidente lui a demandé de sortir. Ce qu’il a fait. A l’extérieur, il s’en est une nouvelle fois pris verbalement aux plaignants, en terminant par dire qu’ «ils n’avaient rien à faire sur terre ».

Des menaces que Me Jacques Barillon, l’avocat de deux des familles plaignantes, n’a pas prises à la légère. Il va déposer plainte pénale à l’encontre du jeune homme. Un jeune qui n’est pas étranger à l’affaire. Il a lui-même été entraîné par l’ancien cadre de Xamax qui comparaît depuis lundi. Le jeune homme figure d’ailleurs nu sur une des vidéos filmées par le prévenu. Mais il ne semble pas en avoir la même lecture que les plaignants, défendant son ancien coach.

 

Témoignages

Le joueur professionnel Mickaël Facchinetti, qui a été entendu mardi matin en tant que témoin de la défense, soutien également son ex-coach. Le petit-fils de Gilbert Facchinetti a lui aussi été filmé nu par le prévenu. Mais il en garde de bons souvenirs. Il s’agissait d’immortaliser des moments de rigolades pendant un voyage, rien à voir avec des actes de voyeurisme. Il n’a d’ailleurs jamais remarqué ou subi des gestes déplacés de la part du prévenu.

Un médecin du sport est aussi venu à la barre. Il n'a lui non plus jamais constaté ou entendu parler de dérapages de la part de l’entraîneur jusqu’à ce que son ami, père d’une des victimes, vienne lui en faire part.

En revanche, le médecin estime qu’il n’est pas adéquat pour un entraîneur de venir voir ses joueurs sous la douche comme le faisait le prévenu. Une pratique qu’il n’a d’ailleurs jamais vue dans d’autres clubs.

Le médecin s’est aussi exprimé sur l’état de la jeune victime lorsqu’il l’a vue après les faits. Il dit avoir constaté que l’adolescent ne parlait pas, qu’il avait l’air absent, hagard. Raison pour laquelle il l’a envoyé consulter une psychologue.

Un troisième témoin, mère d’un ancien joueur, a été entendu en fin de matinée. Elle dit n’avoir jamais rien constaté de particulier dans le comportement du prévenu. Elle l’admirait plutôt pour son investissement envers les jeunes. Quant elle a parlé des soupçons qui pesaient sur l’entraîneur à son fils, il lui a répondu « J’en ai entendu parler. C’est n’importe quoi ».

Le réquisitoire et les plaidoiries ont lieu mercredi. Le jugement sera rendu la semaine prochaine. /sma

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06.12.2016
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