Ancien cadre de Xamax: le parquet écarte les actes d'ordre sexuel

Le Ministère public a requis une peine privative de liberté de six mois avec sursis pendant deux ans à l’encontre de l’ancien cadre de Xamax. Cet entraîneur de football du Groupement juniors du Bas-Lac est prévenu d’actes d’ordre sexuel avec des enfants, de contraintes sexuelles, subsidiairement de violation du devoir d’assistance ou d’éducation. Il comprait depuis lundi devant le Tribunal régional de police de Boudry.

La procureure n’a pas retenu les deux premiers chefs d’accusation. Non qu’elle remette en cause les déclarations des enfants, sauf pour un, mais elle estime que le qualificatif juridique n’est pas rempli. En revanche, l’accusé a placé les victimes sous son ascendance, mettant en danger leur développement psychique. Il a également eu des attitudes que l’on n’attend pas d’un entraîneur de football.

 

Un message terrible

Les avocats des parties plaignantes ne partagent pas la vision du Ministère public. Pour Jacques Barillon, enlever toute connotation sexuelle à cette affaire ferait passer un message terrifiant, tant pour les victimes que pour le public. Remettre en doute la crédibilité de ces enfants serait leur causer un traumatisme supplémentaire. Le prévenu a bel et bien touché les parties intimes de ces garçons et pour l’un d’eux à plusieurs reprises. Et toutes les enfants qui figurent sur l'acte d'accusation ont fait les frais des agissements du prévenu.

Quant à la contrainte, également écartée par le parquet, la défense estime qu’elle est réalisée en raison de l’emprise que l’accusé exerçait sur ses victimes, de part sa qualité d’entraîneur et son statut social. Pour Maître Barillon, l’homme est un pervers narcissique, un manipulateur. Des caractéristiques immuables du profil de l’abuseur.

 

La défense plaide l'acquittement

La défense conteste de son côté tous les faits reprochés à son client. Pour elle, les  accusations découlent d’une rumeur basée sur des faits inexistants et selon lesquels le prévenu, que l’on voit souvent avec des jeunes, est pédophile. S’ajoute à cela un contexte de conflit entre l’entraîneur et certains de ses joueurs. Des joueurs parfois jaloux de l’attention que le prévenu portait à d’autres jeunes de l’équipe. A la rumeur s’ajoute la surenchère. Tout s’emballe et débouche sur une plainte, puis sur une seconde, celle qui a été écartée par le Ministère public. Les avocats de la défense demandent l’acquittement pour leur client.

Au terme de l’audience, le prévenu a déclaré qu’il espérait pouvoir sortir de ce cauchemar. Qu’il avait confiance en la justice.

Le jugement sera rendu le 14 décembre. /sma

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06.12.2016
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