L’ancien cadre de Xamax nie les faits

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Jacques Barillon, le ténor du barreau genevois, défend deux des trois victimes. (Photo: archives).

Premier jour de procès de l’ancien cadre de Neuchâtel Xamax devant le Tribunal de police de Boudry.

L’homme doit répondre d’actes d’ordre sexuel sur enfants alors qu’il entrainait le Groupement juniors de football du Bas-Lac. Il aurait profité de sa fonction d’entraîneur et de sa relation de confiance avec les victimes pour avoir des gestes déplacés. Trois de ses anciens joueurs, âgés de moins de 16 ans au moment des faits, ont porté plainte pour des actes commis en 2005, 2011 et  2012. Deux d'entre elles sont défendues par Jacques Barillon.

 

Aucun geste à connotation sexuel

Le prévenu admet s’être rendu dans les vestiaires alors que les joueurs étaient nus. Il reconnaît également avoir organisé plusieurs week-ends mentaux à son domicile ou sur son lieu de travail. Et oui, il a bien filmé les adolescents alors qu’ils étaient nus. Mais sans pensées à caractère sexuel. L’homme dit ne pas comprendre ce qui lui arrive. Cette affaire est partie de rumeurs dont il n’avait pas connaissance. Peut-être parce qu’il s’impliquait beaucoup avec les juniors et avec les jeunes en général.

 

L'homme fait preuve de déni

Pour la partie plaignante, l’analyse est diamétralement opposée. L’entraîneur, qui fait preuve de déni, a des tendances pédophiles. L’homme a filmé, parfois longuement, des scènes où l’on voit des adolescents nus. Par ailleurs, le rapport d’expertise informatique de son ordinateur révèle que des photos de sexes, parfois en érection, ont été consultées. Pour sa défense, le prévenu explique que l’ordinateur en question était utilisé par différents jeunes qui venaient travailler sur son lieu de travail. Et que lui-même n’a jamais fait des recherches de ce genre.

 

Des plaignants détruits

Deux des trois victimes ayant porté plainte se sont exprimées lors de ce premier jour d’audience. Elles voulaient toutes deux devenir footballeur professionnel. Un rêve abandonné par l’un des plaignant à la suite de cette affaire. Il s'est également retrouvé en échec scolaire et a fait des cauchemars pendant pas mal de temps.

La deuxième victime décrit son ancien entraîneur comme un homme manipulateur qui réussissait à avoir une véritable emprise sur les jeunes. Elle raconte que lors d’un week-end mental chez le prévenu, l'homme l’aurait forcé à prendre un bain froid les yeux bandés. Il lui aurait alors touché les parties intimes avant de l’obliger à faire des pompes au sous-sol, toujours nu et avec les yeux bandés.

La dernière victime n’a pas souhaité s’exprimer, les faits étant encore trop douloureux à évoquer.

Le procès se poursuit mardi avec une kyrielle de témoins. Le jugement est attendu mercredi. /sma

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06.12.2016
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