Une soixantaine de licenciements chez Gilbert Petit-Jean

Les ateliers d'horlogerie Gilbert Petit-Jean aux Brenets ont finalement procédé lundi à 60 licenciements. Le chiffre de 72 (sur 207 employés) avait été initialement évoqué fin octobre.

La période de consultation a permis de limiter l'ampleur des mesures, pour aboutir jeudi dernier à la signature d'un plan social jugé bon. "Il s'agit d'un des meilleurs que nous ayons jamais vus", souffle Francisco Pires, secrétaire général d'Unia Neuchâtel pour l'industrie, partenaire de la négociation contacté par l'ats.

La longévité au sein de l'entreprise, l'âge et la charge d'enfants sont notamment pris en compte. L'entreprise brenassière avait anticipé des temps plus difficiles, provisionnant pour un éventuel coup dur. Les personnes touchées par le "dégraissage" seraient les premières réengagées en cas de reprise, précise Francisco Pires.

 

Solidarité inter-entreprises

Sur les 60 licenciés, trois, proches de la retraite, se sont portés volontaires. Une vingtaine pourraient en outre être embauchés dans d'autres entreprises de la région - "mais ce sera à eux de faire leurs preuves", glisse Philippe Petit-Jean, patron de la société familiale, soulignant le geste de solidarité des autres fabricants.

Des clients se sont en outre manifestés pour donner plus de travail à l'entreprise sous-traitante, qui assure des capacités d'assemblage à de nombreux fabricants de mouvements mécaniques. Cela a aussi permis de sauver plusieurs postes.

Les ateliers Petit-Jean avaient expliqué cette mesure par le conflit ukrainien, la chute du rouble, la situation au Moyen-Orient, la baisse de la croissance chinoise, l'arrivée des montres connectées et l'abandon du taux plancher. La baisse des volumes a d'importantes conséquences pour l'entreprise, avait-elle encore indiqué. /ali-ATS

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