Les marionnettes cherchent à s'agrandir

Il y a de la manipulation dans l’air jusqu’à dimanche de la semaine prochaine à Neuchâtel. N’y voyez pas l’arrivée d’un congrès de marabouts ou autre adepte de régénération psychique. Non, il s’agit du Festival international des marionnettes, qui prend ses quartiers dans le canton.

Depuis trente ans, ce rendez-vous culturel initié par le Théâtre de la Poudrière, accueille des artistes internationaux venus présenter leurs spectacles. Les représentations ont lieu à La Chaux-de-Fonds comme à Neuchâtel et ont clairement trouvé leur public : le festival, l’un des rares en Suisse consacré à la marionnette, a lieu tous les deux ans. Il ne peine pas à remplir les différentes salles de la région. « C’est d’ailleurs problématique : souvent les gens pensent que c’est déjà complet alors que nous vendons encore des places », plaisante la directrice du festival Corinne Grandjean.

C’est bien le signe que la marionnette attire toujours, et pas uniquement les petits amoureux de Guignol. Devenu plus vaste, cet art couvre maintenant le domaine du son et lumière, de la musique, du mime par exemple. « À Neuchâtel, le public est fidèle. Nous sommes surpris par sa curiosité, elle nous ravit », renchérit Corinne Grandjean.

Pour cet anniversaire, le Festival international de la marionnette n’a pas voulu programmer un spectacle particulièrement plus attractif que les autres, une sorte d’événement. Non, les organisateurs ont misé sur les créations, avec deux compagnies en résidence. « Elles finalisent un spectacle depuis octobre. Leur spectacle sera présenté dans le cadre du festival ». Un autre accent est mis sur les créateurs suisses, avec des spectacles en français et axé jeune public.

De ce festival, il ne restera « pas grand-chose à part des étoiles dans les yeux », nous dit Corinne Grandjean, une fois l’édition achevée. Jusqu’à la suivante. « Et c’est dommage. Par exemple, il n’y a pas d’école de marionnettistes en Suisse ».

Les organisateurs se sont donc approchés à tâtons de La Manufacture, la Haute École de théâtre de Lausanne, pour envisager une collaboration. « Nous souhaiterions proposer une formation continue en marionnettes pour les comédiens. Mais pour le moment c’est une envie, rien n’est concrétisé ». Certes, mais il suffit parfois d’un fil pour créer de belles idées…/abo

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