Des céréales à la montagne

Le promeneur pourrait être surpris de découvrir, au fil de ses balades, des champs labourés en altitude.

Il y a 30 à 40 ans, la vision d’une prairie retournée en montagne n’était pas rare mais petit à petit, les agriculteurs ont cessé de labourer. La technique revient au goût du jour, mais pour différentes raisons, selon les régions.

À La Dame, sur la montagne de Chaumont, Cédric Geiser a ouvert ses terres pour en extraire les cailloux que l’été très sec a fait remonter et qui empêchent de faucher l’herbe sans dégât pour les machines.

Aux Roulet, près de La Chaux-de-Fonds, Thierry Nicolet vise lui la régénération de sa prairie. Dans le champ qu’il a ouvert récemment, il sèmera au printemps prochain de l’orge, puis du triticale (un hybride entre le blé et le seigle) et enfin de l’herbe. La technique est plus longue et plus onéreuse que l’utilisation de désherbant, mais le fourrage gagne en qualité.

Son voisin, Jean-Yves Robert sème lui des céréales panifiables. De l’épeautre et du seigle principalement, des céréales qui supportent le climat d’altitude. Pour que l’opération soit rentable, l’agriculteur cultive bio. Les récoltes sont moins abondantes, mais il vend son grain deux fois plus cher que du grain non labellisé.

Par ailleurs, tous ces agriculteurs touchent une contribution fédérale relative à la qualité du paysage. /cwi

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