Jeune et brasseur par passion

Brasserie du Manoir Zoom sur « Brasserie du Manoir » (touche ESC pour fermer)
Pascal Bader dans sa Brasserie du Manoir.

La Fête de la Bière a lieu ce week-end au Landeron. L’occasion pour plusieurs brasseurs artisanaux de la région de présenter leurs produits. C’est le cas de Pascal Bader, 27 ans. Ce jeune brasseur est un passionné. Il a fondé la Brasserie du Manoir, à Cressier, en 2014, même s’il est tombé dans la cuve du breuvage bien avant. « J’ai commencé vraiment par passion, en achetant un kit sur internet. On pouvait fabriquer sa bière soi-même. Ça n’a pas été très concluant. Je me suis alors lancé dans des recherches de recettes de fabrication, j’ai suivi des cours sur l’hygiène et je me suis lancé ».

Ce chimiste de formation travaille à plein temps à côté de sa passion, pour pouvoir financer ses installations. Seul pour faire tourner sa petite entreprise, il n’engrange pas de bénéfices : il dit tout reverser pour s’acheter de nouvelles cuves. « Actuellement, je produis environ 6'000 bouteilles par année, ce n’est pas énorme. Mais je fais tout moi-même : de la fabrication de la bière au collage des étiquettes, en passant par la comptabilité ! »

La Brasserie du Manoir a fait son entrée à la Fête du… vin, de Cressier, où elle s’est fait connaître. Par la suite, le bouche-à-oreille a fait son travail.


L'équlibre multifactoriel

Exigeant, Pascal Bader ne commercialise que deux bières pour le moment. « Elles doivent d’abord me plaire à moi, même si elles séduisent mes amis », tient-il à souligner. Il faut donc du temps pour trouver la bonne alchimie. « Je joue avec les températures, les durées, j’aime bien mélanger. J’ajoute mes épices ». On n’en saura pas plus, si ce n’est qu’une quinzaine d’essais a été nécessaire pour parvenir à trouver l’équilibre voulu pour sa seconde bière.

Taxé en fonction du volume d’alcool et du volume de production, le brasseur ne s’estime pas pénalisé. « Les douanes font leur travail. J’arrive quand même à m’en sortir. C’est sûr que si j’augmente ma production, je devrai payer plus, mais ça ne me dérange pas ».

Quant aux visites du Service de l’hygiène, elles ne sont pas redoutées. « Mon installation est dans la maison familiale. Tout est en ordre, chacun son travail », dit sereinement Pascal Bader.

La Fête de la Bière servira de nouveau tremplin pour notre brasseur. Un brin dérangé par les étiquettes qui gondolent sur ses bouteilles, il relativise : « Je ne maîtrise pas encore ma nouvelle étiqueteuse. Mais comme on n’a pas le droit de servir les bouteilles, ça ne se verra pas trop… ». /abo

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