Assistance au suicide dans les homes : pas d’épidémie

La nouvelle loi sur l’assistance au suicide dans les homes neuchâtelois n’a pas créé d’appel d’air. Le texte voté par le parlement cantonal en novembre dernier est entré en vigueur le 1er mars. Selon Exit, le nombre de demandes est resté stable.

Le texte stipule que les institutions reconnues d’utilité publique doivent respecter le choix d’un patient s’il souhaite mourir. Ce choix est soumis à des conditions strictes. Mais les institutions publiques ne peuvent plus refuser Exit dans leurs murs.

Aux yeux de cette association, le nombre de demandes n’a pas augmenté avec l’introduction de la nouvelle loi. Pour la doctoresse Daphnée Berner, accompagnatrice pour Exit, il n’y a pas eu de différence : « nous avons toujours entre 6 et 7 demandes par année dans les homes neuchâtelois et ces chiffres sont stables ». Elle souligne aussi qu’aucune institution ne lui a fermé la porte ces dernières années. A ses yeux, le texte doit éviter qu’une institution puisse contourner la volonté des patients. Il y a quelques années, Exit n’avait pas pu s’approcher d’un patient qui souhaitait mourir dans une institution du Locle. Aux yeux de Daphnée Berner, le texte doit aussi inciter les homes privés à se montrer ouvert à la question. /aju

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