Nouvelle offre IRM... à Gampelen

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Les patients du canton de Neuchâtel sont attendus à Gampelen.

Il est désormais possible de passer une imagerie par résonance magnétique à Gampelen, à un jet de pierre de la frontière cantonale neuchâteloise.

L’Institut de radiologie des trois lacs a inauguré ses locaux sur sol bernois ce jeudi mais il est opérationnel depuis un mois. Il soigne les patients du Seeland mais aussi ceux du canton de Neuchâtel. Ces derniers représentent d'ailleurs les 80% de la patientèle des lieux.

L’IR3 est une filiale de l’Institut de radiologie Neuchâtel. Cette société privée avait déclaré il y a quelques mois qu’elle renonçait à implanter son nouveau cabinet dans le canton de Neuchâtel en raison de la clause du besoin.

Le nouvel institut accueillera les patients en allemand et en français. Ces derniers y trouveront une IRM, une radiologie conventionnelle, une salle d’échographie ainsi que la possibilité de passer des mammographies.

 

Canton de Neuchâtel mécontent

L’implantation de cet institut en terres bernoises avait suscité l’ire du gouvernement neuchâtelois. Le ministre de la Santé Laurent Kurth avait expliqué que de tels exodes devaient être considérés comme une offre en supplément. « Cette installation risque de contribuer à l’alimentation de la demande et donc à une spirale de l’augmentation des coûts de la santé », avait-il prévenu.
Contacté, Laurent Kurth persiste et signe :  « Cela va provoquer une surconsommation ».

Actuellement trois appareils IRM sont en service dans le canton, deux à Neuchâtel (dont un pour l’Institut de radiologie Neuchâtel) et un à La Chaux-de-Fonds, dont l’exploitation est provisoire puisqu’elle n’a pas fait l’objet d’une demande de renouvellement.

 

Besoins sous la loupe

Le Conseil d’Etat a lancé il y a quelques mois une étude pour analyser les besoins en matière d’équipements techniques lourds pour le canton. « Nous avons pris du retard puisque nous en sommes toujours à la nomination des membres devant siéger dans la commission, » concède Laurent Kurth. 

Si Neuchâtel a l'intention de prendre le temps, l'IRN n'a pas attendu. « Ca me réjouit pour les Neuchâtelois qui ont besoin de soins et ça me désole pour ce Canton qui provoque l'exode », explique Freddy Rumo, administrateur de la Clinique Montbrillant, elle-même en attente d'un jugement du Tribunal fédéral concernant une demande d'installation d'IRM. 
L'IRN n'a en effet pas attendu : comme l'explique son responsable Jean-Luc Dreyer, « il y avait une certaine lassitude à devoir attendre des mois voir des années pour avoir une réponse, sans parler des procédures à entreprendre. Au final, on ne peut pouvait pas se permettre d'avoir une réponse négative. Ni pour des questions de temps, ni pour des questions d'argent. » /abo 

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