Le second oeuvre chapeauté par une fédération

Poutres en bois Zoom sur « Poutres en bois » (touche ESC pour fermer)
Les chantiers du canton doivent être attribués en priorité à des entreprises de la région, selon la FNSO.

Les métiers du second œuvre sont désormais représentés par une seule et unique entité dans le canton de Neuchâtel. La Fédération neuchâteloise des associations professionnelles du second œuvre (FNSO) est née au premier semestre de cette année. Elle chapeaute les six associations existantes propres à certains secteurs du second œuvre (bois, électricité, constructions métalliques ou encore plâtrerie-peinture) qui conservent, elles, leurs missions respectives.

La FNSO entend mieux représenter les intérêts de la branche sur un plan politique et économique. « Souvent, on ignore les petits. On a meilleure temps de sortir de notre coin et d’assembler nos forces », note Jacques Besancet, président de la nouvelle structure.


Chantiers de la région par des régionaux

Actuellement, les entreprises du second œuvre sont confrontées à des problèmes de concurrence, notamment, avec des sociétés extra-cantonales pratiquant des prix jusqu’à 30% meilleur marché qu’elles. « Notre canton nous prélève des impôts trop élevés. Nous devons aussi respecter une CCT avantageuse pour les employés. Ce système est difficile à combattre ! », regrette Jacques Besancet. « Nous demandons au Canton et aux communes d’adjuger leurs chantiers en premier lieu à des entreprises du cru. Après tout, nous reversons notre argent ici ». Une réunion doit avoir lieu entre les différentes parties à ce sujet prochainement, nous glisse l’intéressé.

Que s’y dira-t-il ? Que des synergies sont possibles. Prenez l’exemple du bois : les forêts du canton regorgent de matière prête à être travaillée. Or, bon nombre de matière est importée de l’Union européenne. Et le président d’argumenter : « Nous devons pouvoir discuter et créer des consortiums. »


Le nombre comme bras de levier

Comment la nouvelle fédération compte se faire entendre ? Avec ses idées d’abord, son savoir-faire, ensuite, et en rappelant qu’elle a un poids : 230 entreprises, 600 apprentis, 1650 travailleurs et une masse salariale de 100 millions de francs. La FNSO peut aussi compter sur le soutien de sa grande sœur, la Fédération neuchâteloise du bâtiment. Ensemble, elles se promettent de crier d’une seule voix leurs besoins aux politiques et de mieux se répartir les chantiers de la région. /abo

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