Course au National : où sont les femmes ?

Les femmes neuchâteloises ne se poussent pas au portillon pour accéder au parlement. Zoom sur « Les femmes neuchâteloises ne se poussent pas au portillon pour accéder au parlement. » (touche ESC pour fermer)
Les femmes neuchâteloises ne se poussent pas au portillon pour accéder au parlement.

Elles ne sont que 13 à se porter candidate au Conseil national, sur les 54 prétendants à figurer sur les listes déposées lundi à la Chancellerie d’Etat à Neuchâtel. Les femmes sont de moins en moins nombreuses à vouloir s’impliquer en politique. La charge de travail est une des pistes d’explication.

Certains partis de gauche respectent une parité homme-femme sur les listes. A droite, c’est moins souvent le cas : l’UDC par exemple ne place aucune candidate sur sa liste.

 

La politique, un risque

Diane Reinhard dirige Board 2 Win, une entreprise qui place des femmes dans les conseils d’administration. Cette Neuchâteloise estime que « de manière générale, l’intérêt pour la politique baisse. Dans le canton de Neuchâtel, c’est encore plus difficile vu l’ambiance. Ce qui n’incite pas les femmes à se mettre en liste ».

Elle observe également que « faire de la politique, ça prend beaucoup de temps et d’énergie. Si les femmes ont des enfants, elles mettent l’accent sur l’éducation et éventuellement sur une carrière professionnelle ». La raison de ce choix ? « S’impliquer en politique revient à prendre de grands risques [en cas de non réélection, par exemple]. Les femmes ont plus tendance que les hommes à mesurer les risques et à mettre leur énergie là où ça en vaut la peine. Financièrement, la politique, ça ne nourrit pas sa femme !  »

 

Partis politiques responsables

La Neuchâteloise pense aussi que les partis politiques ont une part de responsabilité. « A part le PS qui a une liste équilibrée et qui cherche à promouvoir ses candidates, dans les partis, les femmes ne sont pas mises en avant ». Elle relève également que « l’électeur vote principalement masculin : les femmes font de moins bons score, ce qui n’est pas encourageant ».

Pour inverser la tendance, il n’y a pas de recette miracle. Diane Reinhard estime que si aujourd’hui, les femmes favorisent leurs carrières professionnelles, « ce n’est pas forcément un mal ». /aju

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23.10.2011
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