Les arts martiaux historiques européens à nouveau à la mode ?

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Deux membres de l'Association médiévale romande se mesurent lors d'un combat.

Les arts martiaux historiques européens ont été présentés au Landeron samedi après-midi, dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée par l’Association médiévale romande. Cette dernière, dont le siège est à Neuchâtel, entend remettre au goût du jour des techniques de combat allant de l’Antiquité à la Première Guerre mondiale.

L’association est venue présenter les différents arts martiaux qui existaient en Europe durant cette très longue période. On y retrouve par exemple une déclinaison de techniques d’escrime ancestrale, ce qui nécessite des épées et des boucliers. Des répliques en acier ont d’ailleurs été forgées à l’étranger pour permettre de s’entraîner.

Pour goûter au combat, il ne suffit pas de vouloir se battre : il faut aussi s’intéresser à l’histoire, c’est d’ailleurs ce qui caractérise ces arts martiaux européens. « Deux notions se marient : recherche et entraînement. Nous consultons des sources historiques rédigées par des maîtres d’armes de l’époque puis nous entraînons les techniques ancestrales qui y sont décrites. Cela nécessite donc d’avoir un intérêt certain pour l’histoire », raconte Samuel Monbaron, membre de l’association.

Les arts martiaux européens s’acquièrent en effet essentiellement par la connaissance des écrits, contrairement aux arts asiatiques où un maître d’arme perpétue la tradition entre les générations. De plus, une importante rupture s’est formée vers la fin du 15e siècle, d’où la nécessité de conserver des traces écrites. « Alors que les techniques devenaient de plus en plus riches, l’arrivée de l’arme a mis fin à la pratique d’une bonne partie de ces arts. Il a donc fallu aller rechercher des écrits pour savoir comment ils se pratiquaient », commente Anne-Caroline Lecoultre, secrétaire de l’Association médiévale romande.
« Fouiller les archives enrichit aussi notre culture. On apprend par exemple que des combats se terminaient de façon surprenante : le perdant était tout bonnement mis dans un sac », s’amuse Samuel Monbaron, initié aux arts du combat depuis un peu plus d’un an.


L'Histoire encore et toujours

L’Association médiévale romande espère remettre à la mode une partie de ces arts. Ses membres se réunissent d’ailleurs une fois par semaine pour partager leur passion avec, avant de se défier lors de combats. /abo

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