Frédéric Hainard continue de nier

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Frédéric Hainard comparaît devant la Cour pénale.

Sur le plan politique c’était une erreur, pas sur le plan juridique et personnel.

Frédéric Hainard estime encore aujourd’hui qu’il a agi de manière adéquate dans l’affaire Olivia. Il l’a rappelé ce mardi matin devant la Cour pénale de Neuchâtel. L’ancien conseiller d’Etat doit répondre d’abus d’autorité, de contrainte et de faux dans les titres. Frédéric Hainard a été condamné en 1re instance à 40 jours-amendes avec sursis pendant deux ans.

L’ancien conseiller d’Etat a participé personnellement à des interrogatoires et à une perquisition dans le cadre d’un soupçon d’abus à l’aide sociale. Pour sa défense, Frédéric Hainard répond qu’il n’a agi qu’en temps qu’observateur, qu’il n’a pris aucune décision et qu’il n’a pas mené les interrogatoires de la femme soupçonnée, de la fille de cette dernière et de son compagnon.

Pour la partie plaignante au contraire, Frédéric Hainard a outrepassé ses compétences. Il n’a pas respecté la séparation des pouvoirs et a utilisé des méthodes douteuses pour arriver à ses fins puisqu’il a pris en otage la fille pour obliger la mère à se rendre au poste de police pour l’entendre. Il y a là clairement contrainte.

Le procureur est allé dans le même sens. La proportionnalité n’a pas été respectée au vu de la prévention d’abus à l’aide sociale. Ce qui frappe Renaud Weber dans cette affaire, « c’est la constance de Frédéric Hainard, malgré les années passées, de trouver que tout ce qu’il a fait est adéquat sur le plan moral, éthique et juridique. Il n’en est rien ». Justifier ces actes décrédibiliserait les autorités. Il est aussi important de confirmer le verdict des juges de 1re instance pour montrer que personne, pas même un conseiller d’Etat, n’est au-dessus des lois.

Pour l’avocat de Frédéric Hainard, il y a peut-être eu des maladresses, mais rien qui ne justifie une condamnation pénale. Quant aux faux dans les titres, à savoir certains procès-verbaux d’audition signés par son client et d’autres pas, il ne s’agit que d’oubli et nullement d’une intention de cacher sa présence.

Les avocats de la partie plaignante maintiennent de leur côté que l’ancien conseiller d’Etat ne voulait pas que le Ministère public ait vent de sa participation à ces auditions. Raison pour laquelle sa signature ne figure pas sur tous les documents.

La Cour d’appel de Neuchâtel doit rendre son verdict à 17 heures. /sma

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