Canicule : davantage de sportifs aux urgences

Les travaux visent à améliorer l'entrée des urgences sur le site de Pourtalès à Neuchâtel. Zoom sur « Les travaux visent à améliorer l'entrée des urgences sur le site de Pourtalès à Neuchâtel. » (touche ESC pour fermer)
Les urgences de l'Hôpital Pourtalès, à Neuchâtel.

Après la canicule qui a bousculé la région ces dernières semaines, les urgences de l’Hôpital neuchâtelois font le point. Elles n’ont pas enregistré une augmentation spectaculaire du nombre de consultations liées à la chaleur, mais les médecins dressent deux constats. 

D’abord, les dispositions prises après la canicule de 2003 ont porté leurs fruits. La prévention porte ses fruits, la collaboration entre les professionnels de la santé et les structures concernées est meilleure et les réflexes au sein de la population sont davantage acquis.En revanche, et c’est le second constat, il y a eu davantage de consultations de la part de sportifs…en raison de coup de chaleur.

Le sport peut être dangereux

« L’augmentation globale du nombre de consultations aux urgences de l’HNe n’est pas catastrophique, elle concerne les personnes âgées et surtout les sportifs », commente Paul Rutz, médecin-adjoint du département des urgences de l’Hôpital Neuchâtelois. « Il n’a pas fallu installer de structures supplémentaires pour accueillir les patients, contrairement à la canicule de 2003, mais nous avons eu une typologie de patientèle si on peut dire ainsi. Par exemple, le sportif victime d’un coup de chaleur ».

Avoir mauvais caractère ou divaguer, allez savoir...


Il faut savoir que pratiquer un sport de façon soutenue, par forte température et sur une longue durée est dangereux. Le patient peut d’abord ressentir de simples symptômes tels que des crampes musculaires, des étourdissements, des nausées : « ces symptômes sont faciles à reconnaître. Dans ce cas, il faut arrêter l’effort, se mettre au frais et s’hydrater », conseille l’urgentiste.
Mais les symptômes peuvent aller plus loin et aboutir à un coup de chaleur, plus grave. Le patient voit sa température corporelle augmenter au-dessus des 40 degrés par exemple. Il peut aussi développer des symptômes neurologiques. Paul Rutz explique à ce propos que la palette des symptômes est large : « Elle va de la simple irritabilité jusqu’au coma en passant par l’agressivité et l’incohérence. Nous avons eu un cas récent aux urgences. Un sportif s’est effondré lors du Tour du Canton puis a commencé à tenir des propos agressifs. Il était très agité. Nous avons dû le refroidir pour diminuer sa température corporelle », raconte le médecin.


Les conseils

Pour éviter un coup de chaleur, les conseils sont nombreux mais le bon sens prime : se mettre à l’ombre, éviter de faire des efforts inutiles et boire à sa soif. Et pour les sportifs : adapter sa tenue, privilégier les heures les moins chaudes pour faire de l’exercice et favoriser les endroits ombragés.

A propos de la soif et contrairement aux idées reçues, le Docteur Paul Rutz est catégorique : trop boire peut aussi être dangereux, même s’il ne s’agit que d’eau. Le corps n’est pas habitué. « Contentez-vous de suivre votre soif », avertit le médecin. /abo

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