L’Etat développe ses travaux d’occupation pour requérants d’asile

 Zoom sur «   » (touche ESC pour fermer)
Des requérants restaurent des murs de pierre sèche au Vieux Prés, dans le Parc Chasseral.

Nettoyer des locaux, ramasser les poubelles ou entretenir des cimetières. Des tâches souvent effectuées par des requérants d’asile dans le canton de Neuchâtel. L’Etat a décidé de développer les travaux d’utilité publique proposés aux migrants. Il a nommé un responsable qui ne s’occupe que de cela depuis janvier 2014.

L’an dernier, 515 placements ont été proposés par des communes ou des associations. Des requérants ont notamment rebouché des trous de sangliers chez certains agriculteurs, participé à la construction des chars de la Fête des vendanges, loué des vélos à Neuchâtelroule et donné un coup de main pour monter les infrastructures de Festi’neuch.


Des activités basées sur le volontariat

Ces travaux sont destinés aux requérants actuellement en procédure d’asile. Les participants sont volontaires et reçoivent 30 francs par jour (+10 francs pour les repas). Ils peuvent travailler au maximum 10 jours par mois. Les requérants déboutés ou frappés d’une non-entrée en matière peuvent se porter volontaires, mais seulement après avoir passé 2 ans en Suisse avec ce statut. Une attestation est délivrée aux migrants à la fin de leur mandat.

L’objectif de ces travaux d’utilité publique est d’occuper les requérants et de favoriser leur intégration. Les activités proposées leur permettent de mieux comprendre le fonctionnement de la société suisse, de pratiquer le français et d’entrer en contact avec la population.


Satisfaction des deux côtés

Les retours sont très positifs : les requérants en redemandent et les mandants sont ravis d’avoir une main-d’œuvre aussi motivée. C’est pourquoi le Canton entend développer ces travaux. Le coordinateur nommé en 2014 a déjà relancé toutes les communes pour leur proposer de participer. Ces prochaines années, il souhaite surtout élaborer davantage de mandats de longue durée pour faciliter l’organisation de ces travaux et permettre aux requérants d’acquérir une expérience plus solide.  

Ces travaux n’empiètent pas sur le marché du travail, estiment le coordinateur et les mandants. Les communes ou associations concernées ne créeraient de toute façon pas de nouveaux postes de travail, mais elles apprécient ce soutien ponctuel pour certaines tâches. Sur les 515 placements de 2014, un seul requérant a finalement été engagé en contrat fixe dans une commune. /mvr

 

Luc Vincent est le responsable de l’établissement horticole de la Ville de Neuchâtel à Cernier, il accueille des requérants d’asile depuis une année et dévoile ce qu’ils font exactement :

La voirie de La Chaux-de-Fonds travaille en permanence avec une équipe de requérants pour le ramassage des ordures, un travail où il faut être particulièrement attentif à la sécurité. Claude Chapuis, responsable du service déchets, explique comment il communique avec ceux qui ne parlent pas le français :

Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.