Neuchâtel champion de l'avortement

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Les interruptions volontaires de grossesse ont lieu à l'hôpital Pourtalès, à Neuchâtel.

Neuchâtel figure parmi les cantons où le taux d’avortement est le plus élevé.  En 2014, le canton a dénombré 8,8 interruptions volontaires de grossesse pour 1000 femmes, alors que la moyenne suisse s'élève à 6,3. Seul le canton de Genève en enregistre davantage.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les jeunes filles qui sont le plus concernées. La grande majorité des femmes qui avortent ont entre 20 et 44 ans. L’intervention se fait dans la plupart des cas par voie médicamenteuse, mais nécessite tout de même un passage à l’hôpital.

L'interruption se déroule en deux temps : les femmes prennent d'abord une pilule chez elles. Le médicament va stopper la grossesse. Deux jours plus tard, elles se rendent à l'hôpital, en ambulatoire, pour la seconde prise. Celle-ci va engendrer des contractions de l'utérus qui mèneront à l'expulsion de l'embryon dans les 4 heures.

 

Planning familial impliqué

Les conseillères des centres de santé sexuelle et de planning familial de Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds se relaient chaque jour ouvrable auprès des femmes qui veulent avorter. L’entretien a lieu juste avant la prise du médicament, directement à l'hôpital. Il dure entre 15 et 45 minutes et n’est pas obligatoire, mais rares sont les personnes qui le refusent.

Durant ces entretiens, pas question de faire la morale : les conseillères s'enquièrent de l’état psychologique des patientes à l'idée de subir un avortement. C'est aussi  l’occasion de parler de contraception, pour comprendre ce qui a mené à l'interruption de grossesse et évoquer des solutions pour éviter que la situation ne se reproduise.

 

Appui au corps médical

Le travail des conseillères en santé sexuelle est complémentaire à celui du corps médical. Selon la responsable du planning familial de La Chaux-de-Fonds, Sarah Guyot-Robert, il arrange même les infirmiers et les médecins "puisque quelqu'un prend le temps de parler contraception avec ces femmes", glisse-t-elle.

Sarah Guyot-Robert rappelle d’ailleurs que les interventions de grossesse sont souvent vécues de manière douloureuse, "même si elles peuvent mener à un soulagement en fonction de la situation".

Les centres de santé sexuelle et planning famillial agissent sur mandat fédéral, en tant que centres de consultation en matière de grossesse. /sco

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