Peines confirmées pour deux braqueurs du Diamant

Deux des trois braqueurs de la bijouterie Le Diamant à La Chaux-de-Fonds ont vu leur peine confirmée jeudi. Ainsi en a décidé la Cour pénale du Canton de Neuchâtel. L'un des auteurs du brigandage et le Ministère public faisaient appel. Le recourant qui avait écopé de la peine la plus sévère devra bel et bien passer quatre ans et demi derrière les barreaux.

En janvier 2014, deux frères et un complice avaient organisé le braquage du magasin situé sur le Pod. L'un des deux frères et son comparse avaient ligoté les deux vendeuses et pointé sur elles un pistolet chargé, tandis que le second frère, le recourant, attendait dans une voiture. Les trois brigands s'étaient ensuite enfuis avec plus de 100'000 francs de marchandises avant de se faire arrêter par la police à Neuchâtel.

En première instance, les deux frères avaient été condamnés respectivement à trois ans et demi pour l'aîné, et quatre ans et demi de prison ferme pour le recourant, tandis que le troisième homme a été jugé dans le canton de Vaud. La peine la plus lourde avait été justifiée par le fait que le recourant était récidiviste et avaient en plus fourni le pistolet ayant servi au braquage.


Des mensonges pour couvrir son aîné

Jeudi, l'accusé qui a écopé de la peine la plus lourde et le Ministère public faisaient appel. Le brigand, resté dans la voiture pendant le casse, estimait que sa peine était trop lourde. Il a aussi tenté de convaincre la Cour qu’il n’avait pas fourni l’arme qui a servi au braquage, un facteur aggravant. Son avocat n'a pas manqué de rappeler que son client s'était contenté de servir de chauffeur pendant le braquage et qu'il ignorait ce qui se déroulait au sein de la bijouterie.
Faisant preuve de regrets, le trentenaire, sur le banc des accusés aux côtés de son frère, a martelé qu'il avait raconté dans un premier temps avoir fourni l'arme du délit pour couvrir son aîné, père de trois enfants et donc pour diminuer la peine de prison de ce dernier. Mais qu'en réalité, il n'avait jamais touché à ce Beretta.  " Lorsque le Tribunal de première instance a prononcé un verdict plus lourd à mon encontre, je me suis rétracté et j'ai préféré dire la vérité", a déclaré le recourant, après s'être mis d'accord avec son frère.
De quoi faire sourire cyniquement le Ministère public, qui y a vu "un petit arrangement entre frère pour éviter à l'un d'eux d'être puni plus sévèrement que l'autre". Le procureur, Nicolas Aubert, demandait sept ans pour le recourant, et six ans pour son aîné.

Bel et bien co-auteur

La Cour pénale a suivi la Tribunal criminel sur toute la ligne. Elle a rappelé que le recourant est un récidiviste. Ses multiples déclarations démontrent qu'il a bel et bien eu l'idée d'organiser un braquage, qu'il l'a aussi orchestré et qu'il a fourni le pistolet quoi qu'il en dise. Elle rappelle que le délit est grave et se range donc derrière le verdict de première instance. Rien, selon elle, ne permet de penser que l'on a affaire à un complice: la définition du co-auteur est très claire dans cette affaire, précisent les juges. /abo

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